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mercredi 27 janvier 2010

Dates de sortie estimées de Windows8/ Windows Server W2K12/Office 2012

Roadmap

release_2_4

Chris Green, développeur chez Microsoft a publié le 2 décembre une roadmap estimant la durée de vie du support de plusieurs produits Microsoft. En lisant ce papier j'ai découvert que Microsoft espère sortir Windows 8 le 1 juillet 2011. La version serveur W2K12 devrait sortir seulement un an plus tard le 2 juillet 2012. Enfin pour office 2012 il serait aussi prévu le 2 juillet 2012.

Bien sûr ces dates sont à prendre avec des pincettes et ne sont pas officielles. Si Microsoft était amené à rencontrer des problèmes au cours du développement ces dates internes pourraient être modifiées.

Mise à jour: Microsoft vient de supprimer le fichier pdf sur son serveur, ce qui tendrait à confirmer que ces dates sont valables. J'ai mis en ligne le pdf que j'avais sauvegardé. Il reste disponible sur ce lien.

Source: Billet de Chris Green Roadmap

samedi 07 novembre 2009

Microsoft travaillerait sur un nouveau navigateur web

navigateur_web.png

Dans le billet précédent j'expliquais que Microsoft travaille actuellement sur Midori un système entièrement neuf, du chargeur de démarrage (bootloader) au navigateur web.

Dans une nouvelle offre d'emploi, Microsoft recrute pour un poste au sein de l'équipe de Midori. Le développeur devra travailler sur un navigateur web radicalement nouveau. Il serait conçu du départ pour une sécurité, une conformité aux normes et des performances maximales. Cette équipe travaille sur un système d'exploitration (Midori) qui changera les règles du jeu régissant les domaines des matériels, du multicoeur et des services distribués. Le candidat à ce poste devrait participer à créer l'avenir de l'informatique.

Le developpeur devra bien sûr avoir une experience des technologies web classiques et des bases de données. Mais même si ce n'est pas obligatoire, il serait fortement désiré qu'il ait une connaissance des différents modèles de sécurité et de la conception des systèmes sécurisés. Il devra aussi être familier de C# et du .NET

source:

Job Cache google

mardi 20 octobre 2009

Midori: De nouvelles informations [MAJ]

Mise à jour:

Job Midori 3 Une nouvelle offre d'emploi sur le site de Microsoft est apparue le 27 octobre . Elle concerne un nouveau système d’exploitation fiable, sécurisé et à hautes performances entièrement conçu avec des langages vérifiables MSIL (code .NET) . Midori utiliserait un modèle de programmation entièrement asynchrone. Ce n’est pas étonnant pour un système prévu pour des machines massivement parallèles. L’architecture de Midori améliore considérablement l’efficacité des outils d’analyse de code. Microsoft recherche justement pour ce poste une personne qui travaillera sur ces nouveaux outils d’analyse.


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Rob Jellinghaus Profil Aux alentours de 2008, des informations ont commencé à circuler sur Internet à propos de MIDORI. Ce projet est conduit par Eric Rudder. Il s'agit d'un projet ambitieux destiné à recréer ex nihilo un nouveau système d’exploitation distribué depuis le ''bootloader'' jusqu’au navigateur web . MIDORI n’est pas un projet de recherche mais un projet issu de la « Technical strategy incubation team ».

Job Midori Suite à quelques recherches, de nouveaux éléments se font jour. Dans une offre d’emploi datant du 15 octobre , Microsoft évoque un projet de nouveau système d’exploitation au sein de l’équipe de développement précitée. Il s’agit donc bien du projet MIDORI. D’après la description, le noyau de MIDORI serait composé d’un micro noyau écrit en C++ enrichi par un autre système d’exploitation écrit en C#. Chacun des deux systèmes aurait son propre espace d’adressage matériel mémoire indépendant. Il semble donc que Microsoft ait choisi une architecture hybride.

Il est probable que la partie en code managé (MSIL) reprenne plusieurs concepts du projet de recherche Singularity. Ce système utiliserait une isolation peu coûteuse en performances et n’emploierait pas de mémoire partagée. En effet le projet Singularity n’utilise pas d’isolation matérielle pour les processus. Il n’y a donc pas de ''context switch''. Les context switch sont particulièrement coûteux en performances. De plus sur Singularity les processus sont scellés en mémoire au lancement. Il n’est pas donc pas possible de charger à la volée des dll dans l’espace mémoire du processus ou de charger un driver dans l’espace mémoire du noyau. Les processus sont isolés. Pour communiquer, les processus passent par des canaux de communication fonctionnant avec une mémoire d’échange (exchange heap).

Job Midori 2 Dans une autre offre d’emploi où est directement cité MIDORI, Microsoft recherche un développeur pour concevoir la pile graphique de MIDORI. Le développeur devrait aborder différents domaines comme la réactivité dans les interfaces, la sécurité dans les interfaces, une interface conçue pour des environnements distribués afin de partager les périphériques, de nouveaux modèle de développement pour des interfaces asynchrones et enfin une utilisation efficace des GPU et du manycore. MIDORI est un projet totalement isolé des autres groupes à l'instar de Windows. Il évolue de façon totalement autonome.Les développeurs de ce projet ne sont plus bridés par des contraintes de compatibilité ce qui leur permet d’innover et d’expérimenter de nouvelles techniques, ce qui n’aurait pas été possible avec Windows.

John Richardson Profil Il semble que John Richardson ancien chef de projet du Kernel-Mode Driver Framework (Framework pour développer les drivers sous Vista et Windows 7) ait migré lui aussi vers le projet MIDORI. En 2006 j’avais pris contact avec John Richardson pour rédiger le dossier Vista paru sur PCInpact. Suite à de nombreux renseignements sur le sujet je cherchais des informations sur une possible isolation des drivers dans Windows. En effet 85% des plantages proviennent des drivers. Depuis 2006 Microsoft a exploré plusieurs pistes afin d’isoler les pilotes. Ce point particulier fera peut être l'objet d’un prochain billet sur mon blog.

Thanks for the mail. I can't comment on future Microsoft products, but what I can say is that in Vista we support the User Mode Windows Driver Foundation. This is a sub-set of the KMDF model isolated in a user mode process. It currently supports USB and 1394 devices, as well as IP connected devices. We are looking at expanding coverage for this model in the future.

Hardware isolation and virtualization does offer some interesting angles, but there are no direct plans at the current time. Using a user process offers a lighter weight solution at the current time.

Thanks,

John Richardson Software Architect Microsoft Corporation

I would like to add that the WDF API's were designed to enable Driver Isolation in the future. At the current time, we do not have any product plans for when, or if such a technology could be available. The key point is that the WDF API's were designed to anticipate future technologies in which we need to separate the DDI interface contract from the internal implementation of any given OS version.

Thanks,

John Richardson Development Lead Windows Driver Foundation - Kernel Mode

Dans ses deux mails, John Richardson explique qu’ils comptent développer l’utilisation des drivers en espace utilisateur, introduite dans Vista. Ce type de drivers étant mis en oeuvre au sein des processus utilisateurs, un possible échec n’entraîne pas de BSOD. En revanche il n’est pas possible de faire évoluer tous les drivers en espace utilisateur, en particulier pour des raisons de performances. John Richardson expliquait que Kernel-Mode Driver Framework (KMDF) avait été conçu pour prévoir une isolation future des drivers en espace noyau. John Richardson semble maintenant travailler sur une solution à long terme de ce problème.

Stathis Papaefstathiou profil Il ressort du profil LinkedIn de Stathis Papaefstathiou de février 2006 à janvier 2008 qu'il a participé au projet MIDORI. Son rôle a été d’étudier les dernières technologies de virtualisation et de plateformes matérielles. Il a apparemment travaillé à la conception de MIDORI pour définir son architecture, sa gestion des ressources et l’infrastructure pour la communication distante.

sources:

Profil de Rob Jellinghaus

Midori: Première Offre emploi

Midori: Deuxième offre d'emploi

Profil de John Richardson

Profil de Stathis Papaefstathiou

Midori: Troisième offre d'emploi

dimanche 16 août 2009

Helios project

En conclusion du dossier sur Windows 7 écrit en collaboration avec PCInpact, j'ai cité quelques projets de recherche en cours chez Microsoft. La presse informatique a déjà beaucoup parlé de l'un d'entre eux: Singularity, un nouveau micronoyau écrit en Sing# (langage MSIL/.NET). Mais j'ai aussi évoqué un projet du nom de code Helios...

Dès 2015 les analystes prévoient que les PC deviennent massivement parallèles.

Multi-Kernel Les systèmes d'exploitation actuels sont conçus pour des architectures homogènes. Chaque processeur est géré de manière équivalente. Mais avec l'arrivée du multicore, des GPGPU et bientôt du manycore, il est nécessaire de revoir en profondeur les fondations. En 2008 Le Microsoft Research (MSR) et l'ETH Zurich System group ont élaboré ex nihilo le système d'exploitation distribué BarrelFish. L'idée est de conceptualiser le PC comme un ensemble de nœuds dans un réseau. Chaque cœur ou GPU est mis en œuvre depuis un micronoyau différent. Chaque noyau est doté de son propre ordonnanceur et de sa propre gestion de mémoire. Les noyaux peuvent communiquer entre eux par des mécanismes de passage de messages. Ce système essaye de bannir le concept d'état partagé et tente plutôt de répliquer les états partagés entre les différents noyaux de la même façon que le font des serveurs au sein d’un cluster. En abandonnant ce concept d’état partagé, les verrous utilisés pour contrôler l'accès des threads aux états partagés deviennent inutiles. Sur un PC manycore avec un système classique, ces verrous seraient devenus de vrais goulots d'étranglement pour les performances.

Architecture de Singularity Mais Microsoft travaille sur un autre projet similaire qui semble plus intéressant. Le système Helios (par analogie au système solaire) constitue une modification du Singularity OS, qui reprend l'idée des noyaux satellites de BarrelFish. Singularity isole totalement les processus par le langage. Ce qui signifie qu'on ne peut pas charger de code (comme des dll) après le chargement du processus. Le processus est dit scellé. 85% des plantages de Windows sont provoqués par les pilotes. Avec ce fonctionnement le pilote tournant dans un SIP (Software Isolated Process) isolé du noyau, ne pourra pas faire planter le système.

Les échanges entre les processus(IPC) se font par des systèmes de canaux d'échanges complètement typés et spécifiés. Singularity intègre uniquement un mécanisme d'échange local sans copie de données.

Les applications Singularity sont compilées en MSIL (code .NET). A l'installation, le compilateur Bartok va compiler le code MSIL en code assembleur de l'architecture cible. Il va aussi vérifier que le code respecte le principe d'isolation des processus et également procéder à d'autres vérifications formelles. Alors que les systèmes actuels sont permissifs et tentent de limiter les dégâts plus tard, Singularity adopte une approche radicalement différente en étant restrictif au départ puis en s'assurant que les applications chargées sont fiables selon plusieurs critères.

Helios Helios peut être représenté par un noyau coordinateur autour duquel orbitent des noyaux satellites. Helios intégre un noyau satellite pour l'architecture XSCale d'Intel et un autre pour les systèmes multiprocesseurs NUMA (un noyau par domaine NUMA). Le noyau coordinateur est chargé de démarrer les autres noyaux et d'initialiser les communications entre eux.

  • Les processus Singularity sont dispatchés entre les différents noyaux. Un processus ne peut pas s’exécuter sur plusieurs noyaux et de même, tous les threads d'un processus ne doivent s’exécuter que sur un seul noyau. Mais sur Singularity la notion de dll a changé. Sur Windows les dll étaient chargées dans l'espace d'adressage mémoire du processus. Avec L'isolation des processus, les dll s'exécutent maintenant dans leur propre processus. Ainsi une application Singularity est maintenant composée d'un ou de plusieurs processus.
  • Les noyaux communiquent entre eux avec le mécanisme IPC de Singularity cité plus haut. Ce mécanisme a été amélioré pour gérer des échanges distants entre les applications. L'implémentation dépend de l'architecture. On notera que du fait qu'il est possible d'utiliser des échanges TCP, on peut imaginer que certains composants du système soient hébergés au sein des datacenters que Microsoft est en train de mettre en place.
  • Il est possible de régler une affinité pour qu'une application privilégie tel ou tel noyau satellite.
  • L'interface (ABI) entre le noyau et les applications est la même sur tous les noyaux satellites.
  • Les applications Helios/Singularity seront compilées à l'installation sur l'architecture cible du noyau satellite choisi. Ces applications exploitent complètement l'architecture matérielle. Si une nouvelle architecture devait apparaitre, Les développeurs n'auraient pas à redistribuer l'application.

Helios ne fonctionne pas avec les GPU actuels qui ne possèdent pas le minimum matériel (il manque un timer et un contrôleur d'interruption). Mais ses concepteurs travaillent déjà sur une implémentation de noyau satellite pour Larrabee. Les noyaux satellites d'Helios nécessitent actuellement 128Mo de RAM et un CPU tournant à 600Mhz mais l'équipe espère pouvoir ramener les prérequis à 32Mo de RAM et à un CPU de quelques centaines de MHz après optimisation.

Benchmarks Helios Sur le document source deux benchmarks ont été publiés. Le premier met en oeuvre un indexeur de disque sans noyau satellite et un noyau satellite sur une carte XScale. Dans le deuxième cas l'application fonctionne 28% plus rapidement. Le deuxième benchmark mesure les performances de l'ordonnanceur. Il mesure le temps pris par 16 threads pour appeler un million de fois l'API threadyield de basculement de thread sur une machine NUMA. Le test avec les noyaux satellites activés est 68% plus rapide. On constate de manière évidente qu'Helios est réellement adapté à ces architectures parallèles.

A la fin du document, Galen Hunt et son équipe expliquent devoir encore réfléchir pour faire fonctionner Windows avec Helios. Le futur de Windows est probablement de devenir un système satellite d’Helios.

Le 16 août 2009 ©Charon www.ma-config.com

sources:

Barrelfish

Helios

Singularity

Source code Singularity et documentation

Master And Subordinate Operating System Kernels For Heterogeneous Multiprocessor Systems

Homogeneous Programming For Heterogeneous Multiprocessor Systems

mardi 14 juillet 2009

Windows 7 - Introduction

mini-71391-win7-seven.pngLa Release Candidate publique de Windows 7 est là depuis plusieurs semaines et il est temps de faire un point sur ce système d’exploitation tout nouveau que nous propose Microsoft. Tout nouveau ? En fait non, car Windows 7 hérite de bien des composants et des technologies de Vista sans que l’on puisse dire toutefois qu’il s’agit de la même chose.

Et pour cause, Windows 7 va venir tranquillement s’installer sur les restes d’une aventure que beaucoup considèrent comme un échec. Au centre de bien des polémiques, le dernier né des Windows n’a pas marché comme Microsoft l’aurait souhaité. Pourquoi ? Pour plusieurs raisons, que nous aborderons ici rapidement avant de passer à ce que Windows 7 peut et doit faire pour corriger le tir.

Premièrement, Vista est le résultat d’une genèse laborieuse. Des luttes internes ont quelque peu miné le projet. Ce qu’était Longhorn à ses débuts a complètement basculé au bout de deux ans tant le travail nécessaire paraissait en décalage avec non seulement les attentes des consommateurs, mais également des capacités techniques des machines à ce moment-là. C’est ce que l’on a appelé le « Reset Â» : une remise à zéro des compteurs, et l’établissement de nouvelles bases.

Deuxièmement, alors même que le chantier prenait des allures de monstre chronophage, Microsoft s’est pratiquement tiré une autre balle dans le pied à cause d’une communication qui ne bénéficiait d’aucune maitrise. La firme, certainement trop contente d’attirer l’attention sur un projet qui se voulait au départ ambitieux, a procédé à une véritable orgie communicatrice. Tout était jeté en pâture à toutes les paires d’yeux disponibles pour annoncer tout ce qui était en train de se faire. Or, le Reset a bouleversé les projets de l’éditeur, et le manque cruel de temps a abattu les fonctionnalités et technologies prévues comme une ligne de dominos.

Par la suite, au terme d’une longue série de versions de tests, la mouture commerciale a fait son apparition. Feu d’artifice pour la soirée de lancement à Paris, présence de personnalités très en rapport avec le monde du logiciel comme Paco Rabanne et Agnès B. ou encore démonstration du système par Flavie Flamant sur TF1 et puis… presque plus rien. La campagne de publicité a été faible dans sa globalité, et il n’est resté dans l’esprit de beaucoup que ce que l’on pouvait en dire ou en lire.

Et justement, ce qu’on disait ou lisait n’allait pas dans le sens de Microsoft. Un peu plus de cinq années de développement, de nombreuses attentes et surtout une inertie créée par de fortes habitudes et un écosystème logiciel qui avait largement mûri ont provoqué un marasme complet dans lequel Vista s’est embourbé.

Lenteurs, incompatibilités et autres théories apocalyptiques sur la fin de la vie privée dans Vista ont, en l’espace de quelques mois, miné tous les plans de commercialisation de Microsoft. Trop de machines aux capacités techniques limitées ont été vendues alors même que naissaient les premiers émois nés du désastreux plan marketing « Vista Capable ».

Résultat, un peu plus de deux ans après son lancement, la Release Candidate du successeur est déjà là, et il apparaît que la version finale pourrait être distribuée aux constructeurs dès cet été. Pourquoi une telle rapidité dans le développement ? Que compte faire Microsoft pour remédier à tous ces problèmes ? Et que propose donc Windows 7 pour plaire à son public ? Allons faire le tour du propriétaire.

Ce dossier est écrit par Vincent Hermann, de PC INpact, et Jérôme Bosch, créateur du site Ma-Config.com.

Windows 7 - Interface: barre des tâches

Lorsqu’on démarre un ordinateur équipé de Windows 7 et que l’on parvient au Bureau, voici ce que l’on découvre :

72750-win7-bureau.png

On retrouve ainsi le fond d’écran, l’icône de la poubelle et la barre des tâches. Cette barre est le premier changement que l’on remarque par rapport à Vista, et plus encore aux systèmes précédents. Et pour cause : Windows 7 rompt avec une tradition héritée depuis Windows 95. Bien que la barre des tâches se soit enrichie avec les différentes versions de Windows, elle proposait toujours le même fonctionnement : le menu Démarrer, une zone de lancement rapide, la zone d’ouverture des fenêtres, et la zone de notification, souvent appelée « systray ».

72755-win7-barre.png

Dans Windows 7, on trouve toujours le menu Démarrer et la zone de notification, mais le cÅ“ur de la barre a changé : la zone de lancement rapide et la zone des tâches ont été fusionnées. Imaginez donc : on retrouve toujours les icônes des applications, prêtes à être lancées, mais leur ouverture n’affiche rien dans la partie de droite dans la barre. Pourquoi ? Parce que l’icône elle-même s’affiche différemment pour signaler que l’application est ouverte. Bon, très bien, et si l’application possède deux ou trois fenêtres ? Alors l’icône affiche une sorte d’empilement :

72756-win7-barre.png

Windows 7 reprend le système des miniatures de Vista mais l’adapte évidemment à la nouvelle barre des tâches. Du coup, quand on passe le curseur sur une icône, celle-ci affiche les miniatures de toutes les fenêtres concernées. Chaque miniature est accompagnée de son nom, ainsi que d’une croix rouge permettant de fermer la fenêtre quand on y passe la souris :

72753-win7-bureau.png

Autre fonctionnalité, permettant d’isoler facilement une fenêtre pour savoir si c’est bien celle que l’on cherche. En effet, si vous laissez le curseur un moment sur une vignette, celle-ci apparaît pendant que toutes les autres deviennent translucides :

72754-win7-bureau.png

Difficile après coup de se tromper de fenêtres. Évidemment, ces systèmes mis en place ne seront utiles qu’à ceux qui manipulent un grand nombre de fenêtres. Pour la majorité des utilisateurs, une application ne possède qu’une fenêtre. De fait, cliquer sur l'icône revient à faire apparaître sa fenêtre associée devant les autres, comme un bouton dans la barre des tâches de Windows XP ou Vista : on l'appelle l’application au premier plan. Paramétrer la barre selon ses goûts est assez simple : dans le menu Démarrer ou sur l’exécutable d’un logiciel, un clic droit permet d’accéder à la fonction « Pin to Taskbar Â» pour y placer le raccourci.

Il faut malheureusement citer une exception notable pour le grand public : Windows Live Messenger. Puisque Microsoft n’a pas implémenté la gestion des onglets pour n’avoir qu’une seule fenêtre sur son client de messagerie, il existe autant de fenêtres ouvertes que de contacts qui vous parlent. Du coup, quand l’un d’entre eux vous envoie un message, la fenêtre associée clignote. Mais si vous avez par exemple une page Web ouverte en plein écran, vous ne pourrez pas savoir qui vous parle tant que vous n’aurez pas au minimum passé le curseur sur l’icône de Windows Live Messenger. Il y a ici une perte d’efficacité.

Le salut pourrait peut-être venir d’une possibilité offerte maintenant par la barre des tâches : l’affichage de certains avertissements directement dans les icônes de la barre. Par exemple, si vous effectuez une copie de fichiers, vous verrez ceci sur l’icône de l’Explorateur :

72757-win7-copie.png

La barre d’avancement de la copie se reflète directement sur l’icône. Cet ajout se retrouve également pour Internet Explorer 8, dont la progression des téléchargements est elle aussi reflétée. Mais en quoi cette possibilité pourrait améliorer la situation de Live Messenger ? Parce qu’il est possible de faire apparaître une information très simple sur l’icône. Par exemple, on peut imaginer que le prochain Outlook indiquerait le nombre de courriers non lus directement sur sa propre icône. De même, celle de Windows Live Messenger pourrait afficher quelques noms de contacts en train de vous parler, et/ou le nombre de messages en attente de lecture.

Menu démarrer

Le menu Démarrer, tel que présent dans Windows 7, ne subit que peu de modifications. En fait, en dehors de quelques déplacements de raccourcis et d’une paire d’aménagements, il ne met en avant qu’une seule véritable nouveauté, qui est d’ailleurs commune à la nouvelle barre des tâches : les Jump Lists.

72758-win7-jump.png

Littéralement « listes de sauts », elles permettent, par un clic droit, de donner accès aux fonctions principales ainsi qu’aux derniers documents ouverts. Dans le cas de Windows Live Messenger 2009, compatible avec les Jump Lists, on retrouve ainsi une liste des statuts ainsi que des liens directs vers la boîte de courrier électronique ou la page d’accueil de MSN :

72759-win7-jump.png

Dans le cas plus classique de Word, dont la version 2007 n’est pas encore taillée pour profiter pleinement de cette possibilité, on trouve une liste des documents récemment ouverts :

72760-win7-jump.png

Le but d’une Jump List est de donner accès aux fonctionnalités les plus essentielles d’une application. Si cette dernière n’est pas lancée, et que l’on choisit une fonction précise, elle s’ouvre alors en présentant à l’utilisateur l’interface correspondant à son choix. Exemple : Windows Media Player permet ainsi de relancer directement la dernière liste de lecture jouée sur l’ordinateur.

72761-win7-jump.png

De même, un clic droit sur l’icône de Windows Media Center, permet de relancer les derniers fichiers audio et/ou vidéo qui ont été lancés, le logiciel proposant alors de reprendre où vous vous étiez arrêté.

72762-win7-jump.png

La dernière zone de la barre des tâches est celle des notifications. Autant le dire de suite : Microsoft cherche à réduire son utilisation grâce à son nouveau système d’icône. Et cette philosophie se retrouve sur un ajout important : une petite flèche blanche pointant vers le haut permet d’accéder aux icônes peu ou pas utilisées, en plus d’une fonction de personnalisation. Quand on clique dessus, on accède au panneau suivant :

72763-win7-systray.png

On peut y choisir le comportement des icônes, une par une. On sélectionne alors le niveau d’avertissement que l’on souhaite :

  • Montrer l’icône et les notifications qu’elle peut envoyer
  • Ne montrer que les notifications
  • Ne rien montrer du tout

L’utilisateur a donc le choix sur ce qu’il veut voir en bas à droite de son écran, et aucune application ne peut forcer l’affichage d’une icône. On peut également restaurer le comportement habituel en cochant une simple case pour que toutes les icônes soient affichées.

Retour dans le passé

Le fonctionnement normal de la barre des tâches sous Windows 7 ne fera pas que des heureux. Que l’on soit perturbé par le changement ou que l’on n’aime décidément pas ce nouveau modèle ne change rien : on peut revenir à ce que l’on trouvait dans Windows XP et Vista.

Par un clic droit, on accède aux propriétés de la barre des tâches, et on remarque d’ailleurs qu’on y trouve le paramétrage de la fonction « Arrêtez Â» dans l’onglet « Menu Démarrer ».

72764-win7-barre.png 72765-win7-barre.png

Dans le premier onglet, le menu déroulant nommé « Taskbar buttons Â» permet de définir le comportement des fenêtres ouvertes dans la tâche :

  • Toujours tout combiner : comportement normal de la barre dans Windows 7
  • Ne combiner que quand la barre est pleine : affiche le label texte à droite des icônes actives, et ne regroupe les fenêtres que si la barre est pleine
  • Ne rien combiner : ancien comportement de la barre des tâches, sans empilage des fenêtres d’une même application

72766-win7-barre.png

Maintenant que l’on a vu comment fonctionne la barre des tâches, nous allons nous attaquer à la gestion des fenêtres et du bureau sous Windows 7, qui réserve d’ailleurs quelques surprises.

Windows 7- Interface: gestion du bureau et des fenêtres

Microsoft a choisi de moderniser le fonctionnement de sa barre des tâches, mais l’éditeur n’a pas laissé de côté celle du bureau et des fenêtres. Si par défaut on ne peut pas la différence, il existe en fait une longue liste de nouvelles possibilités, notamment des raccourcis clavier qui se révéleront très utiles… si on fait l’effort de les apprendre.

Gadgets

L’utilisation des Gadgets dans Windows 7 est différente de celle de Vista. La barre latérale a en effet été supprimée. Pourquoi ? Parce que Microsoft souhaite maintenant que la pleine intégralité de l’écran soit accessible pour les fenêtres, ce dont on lui sait gré. Les Gadgets doivent donc maintenant être placés sur le bureau :

72767-win7-gadgets.png

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Pas de grandes nouveautés dans ceux qui sont proposés dans la bêta publique, et il reste à voir si Microsoft compte en rajouter d’autres.

Évidemment, beaucoup ont une réaction normale à ce stade : si les Gadgets sont sur le bureau, comment fait-on pour les voir ? Un point pour vous. Il existe en fait une possibilité placée dans la barre des tâches, mais qu’on ne remarque pas nécessairement au premier coup d’œil : une petite zone surélevée tout à droite. Ce n’est pas un élément esthétique, mais bien un bouton qui sert à deux choses : rendre les fenêtres transparentes ou les ramener dans la barre des tâches.

72755-win7-barre.png

La deuxième fonction est classique et correspond à l’ancienne icône « Montrer le bureau ». Par contre, la transparence imposée aux fenêtres est une nouveauté et permet de voir à travers, et donc le fond d’écran et son éventuelle constellation de Gadgets. Pour activer la transparence, c’est simple : laissez le curseur de la souris sur le bouton, et vous verrez le résultat :

72770-win7-gadgets.png

72771-win7-gadgets.png

Pour ceux qui trouvent que le temps d’attente est trop important, on obtient le même effet avec la combinaison clavier : touche Windows + Espace.

Cela étant, comme pour Windows Live Messenger, ce nouveau système pourrait en frustrer certains. Ceux qui aiment avoir un coup d’œil permanent sur les Gadgets seront déçus de ne plus avoir la barre latérale.

De la manipulation des fenêtres

Microsoft a ajouté tout un tas de possibilités dans la gestion des fenêtres, auxquelles on accède par la souris ou par le clavier. Deux sont plus évidents à maîtriser que les autres. La première est relativement amusante : vous cliquez sur la barre de titre d’une application, vous maintenez le clic enfoncé, et vous la secouez rapidement de manière horizontale. Cela a pour effet d’envoyer directement dans la barre des tâches toutes les autres fenêtres ouvertes. Pour ceux qui apprécient, c’est un système efficace pour se concentrer sur une seule fenêtre.

Cette fonctionnalité peut également être activée par une combinaison au clavier : touche Windows + Home (« Début Â» sur certains claviers).

L’autre possibilité consiste également à cliquer sur la barre de titre d’une application, à maintenir le clic enfoncé, et à aller vers un des bords de l’écran :

  • En touchant le bord du haut, la fenêtre sera agrandie en plein écran
  • En touchant le bord de gauche, la fenêtre sera agrandie de manière remplir la moitié gauche de l’écran
  • En touchant le bord de droite, la fenêtre sera agrandie de manière remplir la moitié droite de l’écran

Dans tous les cas, une animation montre l’effet que la manipulation aura.

Ces manipulations de base, ainsi que le rabat de la fenêtre dans la barre des tâches, sont touts accessibles par des raccourcis clavier :

  • Touche Windows + flèche de gauche : la fenêtre sera agrandie de manière remplir la moitié gauche de l’écran
  • Touche Windows + flèche de droite : la fenêtre sera agrandie de manière remplir la moitié droite de l’écran
  • Touche Windows + flèche du haut : maximise la fenêtre
  • Touche Windows + flèche du bas : envoie la fenêtre dans la barre des tâches

À noter que l’effet des combinaisons avec les flèches du haut et du bas dépend de l’apparence de la fenêtre. Si celle-ci est par exemple maximisée, l’utilisation de la flèche du bas aura le même effet que si l’on cliquait sur le bouton « Maximiser Â» en haut à droite : la fenêtre retrouve sa taille d’origine.

La manipulation des fenêtres est étendue aux moniteurs multiples :

  • Windows + Shift + flèche de droite : envoie la fenêtre active vers le moniteur de droite, en gardant la même position relative
  • Windows + Shift + flèche de gauche : envoie la fenêtre active vers le moniteur de gauche, toujours en gardant la même position relative

Windows 7 - Interface: explorateur

Dans l'exploration de l'interface de Windows 7, l'élément suivant que l'utilisateur va découvrir est justement L'Explorateur. Après l'installation du système, il va vouloir retrouver ses données et va donc lancer l'icône en forme de dossier qui se trouve dans la nouvelle barre des tâches. Il va donc découvrir la fenêtre suivante :

win7 bureau

Cet Explorateur de base se présente dans les grandes lignes comme celui de Vista mais est en fait plus clair et mieux rangé. Cinq grandes rubriques sont présentes :

  • Les Favoris
  • Les Bibliothèques (Libraries)
  • Le Groupe résidentiel (HomeGroup)
  • Les disques locaux, amovibles et autres unités optiques
  • Le réseau

Trois de ces rubriques, Favoris, disques et Réseau, sont classiques et nous ne nous arrêterons pas dessus, étant identiques en tout point à ce que l’on peut trouver sur Vista. On remarquera simplement l’éclair de logique qui a traversé Microsoft en collant le raccourci vers le dossier Téléchargements (Downloads) dans les favoris. Sous Vista, ce dossier n’était pas mis en avant alors même qu’il était conçu pour concentrer tout ce que l’utilisateur voulait récupérer depuis Internet.

Les Bibliothèques sont une nouveauté. Elles représentent la solution maison pour palier plusieurs problèmes apparus majoritairement depuis Windows XP. Avec ce dernier en effet sont arrivés les dossiers utilisateurs, spécialement mis en place pour stocker facilement des données en rapport : Mes Documents, Mes Images, Ma musique, Mes vidéos, etc.

Cela étant, si de très nombreux logiciels se réfèrent maintenant à ces destinations par défaut, le système a ses limites. La principale est l’espace disque disponible. En effet, en concentrant toutes les données dans ces dossiers, le disque contenant le système pouvait rapidement se remplir, surtout lorsque l’utilisateur commençait à stocker de la musique et des vidéos. Du coup, ceux qui possédaient d’autres disques, locaux ou amovibles, devaient régulièrement effectuer des sauvegardes ou déplacer leurs données.

Sous Vista, une nouvelle possibilité a été ajoutée : changer facilement l’emplacement par défaut de ces dossiers pour les faire pointer ailleurs que le disque système. Sous Windows 7, la possibilité existe toujours, mais elle est incluse dans un ensemble beaucoup plus grand : les Bibliothèques. Pour expliquer simplement ce qu’elles sont, résumons ainsi : les dossiers de l’utilisateur sont des livres que les Bibliothèques réunissent, indexent et mettent à portée de l’utilisateur.

Qu’en est-il dans la pratique ? Prenons l’exemple de la Bibliothèque Documents. L’utilisateur va pouvoir y intégrer tous les dossiers qu’il souhaite pour avoir toutes ses données sous la main. Par un simple clic droit sur un dossier, il peut choisir d’inclure ce dernier dans l’une des Bibliothèques proposées :

72772-win7-libraries-biblio.png L’intérêt est le suivant : les données ne sont pas physiquement présentes dans la Bibliothèque, mais sont affichées comme si c’était le cas :

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Prenons un exemple simple : vous possédez différents répertoires contenant des données bien précises. Vous aimeriez avoir un lieu unique qui les regroupe pour y accéder facilement. Il suffira alors de faire un clic droit sur chacun de ces dossiers et de les inclure dans la Bibliothèque Documents. On obtient quelque chose comme ceci, en mode d'affichage Liste :

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Évidemment, on peut arguer qu’un dossier contenant des raccourcis fera la même chose. Oui… mais non. Il y a plusieurs avantages à utiliser les Bibliothèques. Premièrement, la manipulation est extrêmement simple et à portée du premier venu. Deuxièmement, la présentation peut être modifiée pour faire apparaître des listes :

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Enfin, et surtout : le contenu des Bibliothèques est indexé. Même si disques sources des informations qui sont placées dans les Bibliothèques ne sont pas eux-mêmes indexés, c’est le cas pour tous les contenus qui y sont référencés. Du coup, n’importe quelle recherche d’un document quelconque rendra immédiatement un résultat.

Mais il y a probablement une Bibliothèque qui sera plus intéressante que les autres dans une utilisation grand public : Musique. Disons que vous possédez différents répertoires contenant des fichiers aux formats MP3, AAC ou encore WMA. Vous les référencez dans la Bibliothèque Musique histoire de les avoir sous la main sans passer trop de temps à les chercher. Sauf que cette fois, votre musique atterrit dans un emplacement par défaut utilisé par Windows Media Player et Windows Media Center.

Win7 libraries biblio Win7 libraries biblio

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En conséquence, le Media Player référence automatiquement toute la musique contenue dans la Bibliothèque pour construire son index. Vous auriez obtenu le même résultat dans Media Player en ajoutant des répertoires à surveiller dans les options, à la différence maintenant que tout ceci est automatique. L’index du Media Player est repris dans le Media Center qui affichera donc tout ce que vous avez pour être piloté à la télécommande.

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Dans le reste de l’Explorateur, on note plusieurs nouveautés et agencements intéressants. Commençons par l’autre barre importante dans la fenêtre : celle des outils. Elle évolue selon l’élément sélectionné dans la partie de droite, comme d’habitude, mais son apparence a changé. En fait, comme dans les outils de la suite Windows Live, elle a été simplifiée et rendue probablement un peu trop sobre. Si la sobriété est en effet le plus souvent synonyme de clarté et d’efficacité, Microsoft a tellement fait le ménage que l’on en perd toutes les icônes au passage :

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Du coup, on perd tous les identifiants visuels et cela oblige le lecteur à lire le texte plutôt que de se fier à une icône représentative de la fonction. Mais soit, continuons. Les fonctions présentes dans la barre changent donc au grè de l’utilisation. On retrouve en grande majorité ce qui était déjà présent dans Vista, mais comme pour bien d’autres dans Windows 7, Microsoft a enfin écouté et a ajouté un raccourci tellement basique qu’on se demande vraiment pourquoi il n’est pas arrivé avant : « Nouveau dossier ». [((/public/Windows7/Interface/3/.72783-win7-explorer_m.jpg| Win7 explorer|C|72783-win7-explorer.png, juil. 2009))|/public/Windows7/Interface/3/72783-win7-explorer.png]

Les fonctions « Partager Â» et « Graver Â» sont toujours présentes, quel que soit le contexte. Par contre après, on retrouve plus ou moins de boutons selon l’élément sur lequel on clique. Pour un document Word par exemple, on retrouve :

  • Ouvrir (qui adopte une icône relative au document)
  • Imprimer
  • E-mail

En haut à droite de l’Explorateur, on retrouve l’habituel bouton pour changer les vues (liste, grandes icônes, etc.), mais aussi le raccourci pour afficher le panneau de prévisualisation. Du fait de la prise en charge de nombreux nouveaux formats et codecs dans Windows 7, le système peut justement prévisualiser aussi bien des MP3 ou des AAC que des vidéos aux formats DivX, Xvid ou encore H.264 :

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De base, vous pourrez prévisualiser tout ce que le système reconnaît de manière native. Cela devrait comprendre les formats OOXML et ODF qui sont utilisés dans Wordpad, mais ce n’est pas le cas. Il y a ici un certain manque de logique : un composant du système peut lire et écrire dans deux formats qui ne sont pas reconnus dans l’Explorateur, comme si Wordpad n’était pas équipé d’un plug-in pour ce dernier. Bien entendu, les formats TXT et RTF ne causent aucun problème.

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L’installation d’Office 2007 corrige le tir pour les OOXML et fait intervenir un plug-in dans l’Explorateur, ce qui devient bien sûr très pratique. Et pour les documents en ODF ? L’installation d’OpenOffice.org ne change rien, ce qui peut signifier plusieurs choses, mais la plus logique est que la suite n’est pas fournie avec le plug-in nécessaire.

Windows 7 - Interface: périphériques et imprimantes

Le paramétrage de Windows passe depuis longtemps par le Panneau de configuration. Celui-ci a beaucoup évolué depuis sa mise en place dans Windows 1, surtout depuis Windows XP et sa volonté affichée de regrouper les éléments en sections logiques.

Actuellement, le panneau de configuration de Windows 7 se présente ainsi :

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On remarque que la barre latérale gauche a disparu. On a majoritairement la même chose que sous Vista, à ceci près que le rangement et l’affichage dépendent d’un petit bouton situé en haut à droite. Le classement par catégories est celui par défaut, mais on trouve aussi l’affichage complet des rubriques, disponible en grandes et petites icônes :

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Quand on reste sur l’affichage par défaut, cliquer sur une catégorie fait automatiquement apparaître la barre de gauche et permet ainsi de se déplacer dans des « chapitres Â» sans revenir au premier écran. Peu de choses ont changé, mais les nouvelles fonctionnalités ont été ajoutées. Par exemple, on retrouve les réglages du HomeGroup dans la section Réseau ou encore les changements dans la personnalisation dans la section Apparence. Rien de vraiment surprenant bien sûr.

Le Panneau de configuration ne rassemble finalement que des réglages issus d’autres sections et auxquels on accède par différents moyens. Par exemple, nul besoin d’y venir pour changer le fond d’écran, puisqu’on accède à cette fonctionnalité par un clic droit sur le bureau. En revanche, Microsoft prépare une section très spéciale pour la gestion de tout ce qui touche aux périphériques.

Intitulée « Périphériques et imprimantes », cette nouvelle zone doit lister tout ce que vous branchez à un ordinateur, le plus souvent à l’aide d’un câble. On retrouve alors l’écran, le clavier, la souris ou encore la webcam :

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Sur la capture, l’icône nommée « VINCE-7 Â» représente l’ordinateur lui-même. L’icône plus petite et jaune placée à côté signifie qu’un problème concerne l’ordinateur. Quand on clique sur l’ordinateur, la barre de menu change et propose des possibilités d’exploration des fichiers et d’éjection des périphériques de stockage ou optique. Un clic droit sur l’ordinateur donne accès aux principaux réglages.

Beaucoup auront remarqué sur les captures les icônes spéciales présentes pour la souris et le clavier. En fait, la fenêtre « Périphériques et imprimantes Â» télécharge automatiquement des informations sur les périphériques présents, notamment le nom exact et une icône représentant réellement le produit. On peut d’ailleurs remarquer que ces icônes sont en très haute résolution quand on change le zoom :

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Microsoft veut faire de cette zone une place centrale pour la gestion de tous les périphériques. Leur paramétrage ou encore leur retrait : tout doit y figurer. Pour ça, les constructeurs vont devoir jouer le jeu : toutes les informations utiles figurent dans un fichier déclaratif en XML. Un grand nombre de constructeurs a déjà mis à disposition des informations et des icônes détaillées. Le grand défi sera surtout pour les constructeurs d’imprimantes, puisque toutes les fonctionnalités et les paramètres doivent pouvoir être réglés depuis ce panneau, accessible directement depuis le menu Démarrer.

Windows 7 - Interface: recherches fédérées

L’arrivée de la recherche fédérée dans Windows 7 répond à un besoin croissant et à un changement profond dans l’organisation des données. En fait, on parle d’organisation des données, mais on pourrait presque parler de désorganisation. Pourquoi ? Parce que depuis Windows XP déjà, mais surtout Vista (pour ne citer que les Windows), le besoin de ranger les documents et autres données est devenu moins essentiel, tout ceci « grâce Â» à la recherche intégrée au système.

Cette recherche donne des résultats quasi-immédiats grâce à l’indexation : un processus qui scanne le disque dur et répertorie les données présentes dans tout ce que le système considère prioritairement comme des documents. Le nom du fichier joue une importance capitale, mais l’étendue de la fonctionnalité a poussé plus loin, jusqu’à fouiller dans les entrailles d’un fichier, à la quête de métadonnées.

Si vous ne connaissez pas ce qu’est une métadonnée, disons pour simplifier qu’il s’agit d’un attribut, d’un élément qui identifie un fichier. Dans un grand jeu de « Qui est qui ? », les questions « A-t-il les cheveux bruns ? » ou encore « Porte-telle des lunettes ? » sont remplacées par :

  • Qui est l’auteur ?
  • Quels sont les mots contenus dans le document ?
  • Quel est le titre de l’album ?
  • Quel est le bitrate du fichier audio ?
  • Quelles annotations sont présentes ?

Ces métadonnées peuvent être raccrochées à une foule de données. Les documents écrits comme ceux issus de Word portent en eux par exemple le nom de l’auteur du document (quand celui-ci est inscrit à l’installation d’Office). Quand l’indexation repère un tel fichier, toutes ses données sont gardées dans une banque mémoire. On peut alors demander d’afficher tous les documents écrits par « Pascal Â» ou « Aline ». De manière plus large, on pourrait chercher des MP3 selon une série de critères, jusqu’à obtenir la liste des fichiers correspond à la recherche.

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Le cas des photos est encore plus représentatif. Depuis plusieurs années maintenant, de nombreux logiciels existent pour intégrer de telles métadonnées directement dans les fichiers JPG et autres. Noms des personnes présentes, évènement particulier, année, lieu : tout est possible. Du coup, on peut demander au système (surtout depuis Vista) d’afficher la liste des photos d’« Adrien Â» prises le « 19 octobre Â» à « Avignon ».

Tout ceci concerne la recherche « locale », à savoir relative aux données présentes sur le disque dur. Et pour Internet ? Certes on ne parle pas ici seulement de chercher une information avec Google et autres moteurs de recherche, mais également des documents que l’on envoie de plus en plus souvent vers des solutions de stockage, qu’il s’agisse de texte ou de photos.

Microsoft a donc mis en place dans Windows 7 un mécanisme de recherches fédérées (dans l'édition Intégrale). Il est possible de créer des modules qui s’installent dans le système et complètent alors l’Explorateur. Le champ de recherche que l’on voit en haut à droite peut alors être utilisé pour d’autres destinations, telles que Yahoo!, YouTube, Flickr, Twitter ou encore n’importe quel site, forum, etc.

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Un module est développé à partir des technologies OpenSearch et RSS. Ces recherches personnalisées en direction d’Internet ne sont pas intégrées en standard, mais on commence à en trouver assez facilement, surtout depuis que la bêta publique de Windows 7 a fait son apparition. La pertinence des résultats dépend de ce qu’on cherche ainsi que des capacités de l’Explorateur. Le lien avec Internet Explorer est ici très clair : les résultats pointant vers une page Web sont directement affichés en tant que tel dans le volet de prévisualisation.

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Selon ce qu’on cherche ainsi que le module utilisé, les résultats sont plus ou moins efficaces. Concernant Twitter par exemple, on peut chercher dans ses propres données ou bien dans toutes celles disponibles. Pour YouTube en revanche, si la recherche renvoie les résultats demandés, ces derniers s’affichent dans le volet de prévisualisation mais sans la vidéo. Visiblement, l’utilisation du Flash Player n’est pour le moment pas possible au sein de l’Explorateur.

Windows 7 - Fonctionnalités: WinSAT

Faisons le tour maintenant de quelques fonctionnalités et composants internes du système, qui se distinguent soit par leur importance soit par leur côté pratique. Du côté des composants prépondérants, on trouve notamment le calcul des performances de l’ordinateur.

Le Windows Experience Index, ou WEI, est un système de notation introduit dans Vista. Il s’agit de la note que donne le système à l’ordinateur, et plus spécifiquement à certaines catégories. Il n’a pas été créé pour introduire une valeur sûre de comparaison, mais mis en place pour refléter de manière relative la puissance générale d’une machine. En passant à Windows 7, l’Index a été modifié, et la note maximale est passée de 5,9 à 7,9.

Depuis l’arrivée de Vista sur le marché le 30 janvier 2007, de très nombreux utilisateurs ont décidé de participer à l’amélioration du produit, en acquiesçant à la question posée par le système. Ce faisant, leur machine a envoyé des données anonymes qui ont servi à Microsoft pour améliorer un grand nombre de points, dont le WEI. La manière de calculer les scores a évolué, en particulier pour les disques durs, et la note maximale a évolué pour refléter l’arrivée de matériels plus puissants.

Différences de notation entre Vista et Windows 7

Sous Vista, notre machine obtient ainsi la note générale de 5,5 :

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En fait, l’indice général est limité par la note la plus basse présente parmi les cinq facteurs relevés :

  • Processeur
  • Mémoire vive
  • Graphiques
  • Graphiques de jeu
  • Disque dur principal

Dans le cas présent, la note la plus basse est celle de la mémoire vive, délimitée par le nombre d’opérations par seconde qu’elle est capable d’accomplir. Inutile de dire qu’une machine obtenant de tels résultats est largement assez puissante pour que Vista accomplisse ses tâches en se faisant oublier. Pourtant, les notes obtenues avec la bêta publique de Windows 7 ne sont plus les mêmes :

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Si l’indice général reste à 5,5, la raison en est cette fois différente : le disque dur constitue la limite, mais tous les autres scores ont augmenté. Pourquoi ?

Le processeur

Globalement, la note du processeur est influencée par les deux nouveaux crans de valeur ajoutés au WEI. Le fait que la note passe à 7,2 s’explique par l’inclusion dans la notation de modèles plus récents, mais surtout par la présence de plusieurs cœurs. Ainsi, les crans 6 et 7 vont refléter la présence de quatre ou huit cœurs, ainsi bien sûr que la fréquence et le nombre d’opérations réalisées en une seconde dans le test. Ici, le processeur est un QX6700 d’Intel, possédant quatre cœurs et cadencé à 2,66 GHz.

La mémoire vive et la carte graphique

La note de la mémoire vive a également augmenté, bien que dans une moindre mesure. Cela est dû à la prise en compte plus prononcée de la quantité elle-même de mémoire vive. Pour la carte graphique (ici une Radeon 3870), on note que le score maximal est atteint en Graphiques, et que la note pour les Graphiques de jeu gagne elle aussi quelques dixièmes de points. Contrairement à Vista, la présence du support de Direct10 est désormais prise en compte. La note des Graphiques correspond alors à ce que peut délivrer la carte dans l’interface de Windows 7, tandis que la note pour les jeux, plus faible évidemment, reflète l’indice général de l’utilisation de la carte dans un cadre plus ludique.

Le disque dur

Enfin, la note du disque dur est légèrement plus basse, et cela est expliqué par de nombreux changements intervenus dans la manière de calculer ce score. Premièrement, il a fallu prendre en compte les SSD, ce qui n’était pas le cas pour Vista. Deuxièmement, le flot télémétrique envoyé par les utilisateurs à Microsoft a mis en évidence plusieurs problèmes dans l’utilisation des disques durs, car tous ne sont pas égaux, ni dans leurs performances, ni dans leur manière de traiter les demandes.

Les plus grosses différences sont plus visibles quand une multitude d’ordres de lecture/écriture est envoyée en même temps. Si l’on prend le cas d’un mélange d’entrées/sorties séquentielles et aléatoires, on peut constater que le résultat final est renvoyé après une période que Microsoft juge « non réaliste », à savoir environ 500 microsecondes, en particulier sur le SSD. Cela est dû au fait que le disque n’effectue pas réellement tout de suite les opérations, mais construit et cache toutes les opérations arrivant en même temps ou presque. Ensuite, le disque ou le SSD répercute les changements réels.

Mais cela peut causer de gros problèmes de performances, en particulier sur les premières générations de SSD. Dès que le disque le peut en effet, il va chercher à épurer le cache et à s’occuper des tâches qui ont été reportées. Selon le modèle et les performances réelles du disque, cette opération peut monopoliser l’ensemble de ses capacités, rendant alors à l’utilisateur une impression de lenteur conséquente, voire carrément de blocage.

Pour mieux refléter ce que la firme pense être un score réaliste, de nouveaux tests ont donc été ajoutés. L’explication de la baisse du score dans notre cas, sur un disque Seagate ST3320260AS de 320 Go, tient au fait que ces nouveaux tests mettent en avant un ou plusieurs goulets d’étranglement plus ou moins importants qui n’étaient pas visibles dans les tests de Vista. Microsoft tient toutefois à rappeler qu’il s’agit d’un score relatif et qui ne peut être aussi poussé et détaillé qu’un véritable logiciel de tests.

Steven Sinofsky, qui dirige actuellement le développement de Windows 7, a ajouté en outre que le score général d’une machine doit être nuancé par l’utilisation que l’on a de la machine. Il indique ainsi passer 90 % de son temps sur une machine dont l’indice général est de 2.0. Pourquoi une note si « faible Â» ? Parce que c’est un ordinateur portable dont la carte graphique est intégrée. Or, dans le cadre de son travail de responsable développeur, cette dernière n’a aucune importance.

Traduction : une personne qui cherche à faire de la bureautique n’aura par exemple pas d’intérêt particulier à dépenser quelques centaines d’euros supplémentaires dans une machine notée 5 ou 6.

Windows 7 - Fonctionnalités: Windows update, Action center et PSR

Trois autres fonctionnalités relatives au bon fonctionnement de l’ordinateur sont présentes dans Windows 7.

Windows Update

La première est essentielle : Windows Update. Les prérogatives de ce service n’en finissent plus de grandir, au point qu’il revêt une utilité réelle dans Windows 7, bien plus que sous Vista.

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En dehors d’un design simplifié et pouvant délivrer des informations supplémentaires sur les mises à jour, on y trouvera potentiellement un nombre bien plus élevé d’éléments à télécharger. En fait, cela concerne surtout les pilotes, dont la base disponible a été largement augmentée. A l’issue d’une installation de Windows 7, si la carte réseau fonctionne, Windows Update peut trouver seul les pilotes d’au moins une partie du matériel non reconnu pendant l’installation du système.

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De ce fait, Windows Update devient la zone centrale dans laquelle on trouve un nombre grandissant de choses utiles, mais le plus souvent faisant partie de l’univers Microsoft :

  • Les mises à jour du système
  • Les mises à jour des suites Office 2003 et 2007 (et bientôt 2010)
  • Certaines mises à jour de la suite Windows Live
  • Les mises à jour de l’environnement .NET
  • Certaines technologies comme Silverlight
  • Des milliers de pilotes

Pour le reste, son fonctionnement global reste identique à celui de Vista. Dans la majorité des cas, il n’est pas nécessaire de l’ouvrir, les mises à jour mensuelles de sécurité s’installant automatiquement.

Action Center

L’autre fonctionnalité importante de ce chapitre est le Centre de maintenance, que l’on connaissait en anglais sous le nom d’Action Center. Le but de ce Centre est très simple : concentrer en un lieu unique tous les messages relatifs au bon fonctionnement de l’ordinateur. Après l’installation de Windows 7, il se signalera la première fois pour vous avertir (entre autres) qu’aucun antivirus n’est installé.

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Vista avait intégré un système qui permettait d’offrir à l’utilisateur des informations relatives à un problème rencontré. Le système pouvait se révéler particulièrement utile en cas de plantage, les informations étant alors envoyées à Microsoft qui pouvait en retour, s’il disposait de données, publier une réponse. Désormais, les réponses aux problèmes sont également présentes dans le Centre de maintenance.

Autres avertissements qui y figurent : ceux de Windows Defender. Quand une analyse n’a pas eu lieu depuis un certain temps, le Centre vous le rappelle.

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On peut bien sûr influer sur les messages et définir ce pour quoi on souhaite être alerté. La section maintenance inclut également des scripts pour faire automatiquement le ménage par exemple parmi les fichiers et raccourcis inutilisés et résoudre différents types de problèmes. C’est là également que l’on trouvera l’interface de restauration depuis des sauvegardes des systèmes.

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Le Problem Steps Recorder

Enfin, la dernière fonctionnalité se nomme PSR, pour Problem Steps Recorder. Elle permet de lancer un utilitaire qui ressemble au magnétophone et qui permet d’enregistrer toutes les actions effectuées pendant un laps de temps défini.

Pour le lancer, c’est simple : ouvrez le menu Démarrer, écrivez « psr Â» et faites Entrée. Dès que l’on clique sur « Commencer l’enregistrement », le PSR enregistre toutes les actions faites par l’utilisateur. On ouvre alors une application, on effectue des manipulations, on arrête l’enregistrement et on enregistre le résultat.

Win7 psr

Ce dernier se présente sous la forme d’un fichier Zip dans lequel se trouve un fichier à l’extension MHT. On peut alors le consulter dans Internet Explorer, et il affiche une succession des étapes qui ont mené au problème. En fait, on pourrait même dire que cet outil ne servira pas seulement aux erreurs rencontrées : si l’on veut montrer à quelqu’un comment réaliser une manipulation, le PSR peut être d’une aide très précieuse.


Windows 7 - Problem Steps Recorder

L’outil ne remplace pas d’autres solutions comme la prise de contrôle à distance et il manque pour l’instant certaines informations, notamment matérielles. Toutefois, le PSR est d’une simplicité enfantine à utiliser et permet de générer automatiquement un rapport que l’on peut faire parvenir par exemple à un support technique. Ce dernier peut ensuite regarder les étapes qui ont conduit au problème et mieux cerner le descriptif.

En outre, deux utilisateurs pourront s’envoyer des fichiers MHT pour s’expliquer l’utilisation d’une fonction dans Word ou la réalisation d’un travail dans n’importe quel logiciel. La force du document produit est que toutes les étapes franchies par l’utilisateur, comme l’activation d’un menu ou la sélection d’une fenêtre, sont écrites en texte clair et accompagnées de captures d’écrans prises automatiquement pour apporter un appui visuel.

Windows 7 - Fonctionnalités: Internet Explorer 8

À l’heure où nous écrivons ces lignes, Internet Explorer 8 n’est pas censé faire partie de Windows 7 dans sa version E, dédiée à l’Europe. Nous le considérons toutefois comme une fonctionnalité entière, la bêta et la Release Candidate l’intégrant. De plus, il est probable que Microsoft mette en avant un moyen simple de récupérer le navigateur (comme Windows Update). Dans tous les cas, un utilisateur de la version 8 ne sera guère perturbé s’il est habitué à la 7.

L’organisation et l’utilisation sont en effet identiques, il est facile de s’en apercevoir sur une simple capture. Peut-être l’interface aurait-elle mérité d’évoluer plus en profondeur, mais Internet Explorer 7 avait propulsé les onglets dans la vie des utilisateurs lambda, peu habitués à manipuler plusieurs pages en même temps au sein d’une même fenêtre. Du coup, Microsoft n’a pas joué la rupture, et les changements sont ailleurs.

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Le plus gros changement d’Internet Explorer est invisible à l’œil nu. Le moteur de rendu du navigateur est en effet entièrement neuf et a été conçu pour offrir un bien meilleur support des technologies du Web. Bien qu’en l’état il soit encore loin de ce qu’on peut trouver chez les concurrents comme Firefox, Opera, Safari et Chrome, il est tout de même assez différent pour ne pas remplacer tout à fait l’ancien : les deux cohabitent à l’intérieur du navigateur.

Si le rendu des pages Web se fait de manière transparente, il peut arriver qu’un site anciennement conçu pour Internet Explorer provoque des erreurs avec le nouveau moteur, qui fait table rase d’une liste de modifications spécifiques aux anciennes versions. Dans le cas où le site en question n’affiche pas bien son contenu, il est possible de cliquer sur un bouton qui se trouve à droite de la barre d’adresses. Il sert en fait à basculer sur l’ancien moteur :

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Cette fonctionnalité, comme toutes celles qui ont été ajoutées, doivent être visibles facilement par l’utilisateur néophyte qui pourrait se demander de quoi il s’agit. En fait, la première fois qu’un problème de ce genre se produit, il est dans la plupart des cas détecté. Le navigateur informe alors son utilisateur qu’il peut cliquer sur le bouton en question, dont la forme de page déchirée devrait être facilement comprise.

Dans un cadre purement utilisateur d’ailleurs, les détails du nouveau moteur ne sont pas les plus intéressants. On dira pour résumer qu’il est beaucoup plus à l’aise avec des technologies comme les CSS, sans pour autant en gérer toutes les dernières versions. Mais quittons ce moteur pour nous concentrer sur des fonctionnalités dont on peut se servir au quotidien.

Par exemple : les Web Slices. Littéralement « tranches de Web », elles permettent des résultats intéressants. Le principe est de découper une zone d’un site pour pouvoir continuer à suivre son évolution sans rester sur ledit site. Pour cela, il faut que le site soit compatible et que le Web Slice ait été ajouté à Internet Explorer 8. Microsoft en propose d’ailleurs toute une galerie. Si on ajoute par exemple celui d’eBay, on peut placer et suivre n’importe quelle enchère directement dans la barre des favoris.

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Dans les Options Internet, on peut choisir le délai de rafraichissement des Slices, fixé par défaut à une fois par jour. Si on le règle à 30 minutes par exemple, tous les Slices vont vérifier les mises à jour de leurs informations chaque fois que ce délai sera passé. Si un Slice détecte un changement, l’écriture de son titre passe en gras. On peut cliquer sur le Slice à tout moment pour vérifier son contenu.

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Les possibilités offertes par les Web Slices sont nombreuses : enchères, météo, résultats sportifs, ou tableaux quelconques. La seule limite est la présence ou pas du module correspondant pour la prise en charge de ces contenus.

L’autre grande fonctionnalité intéressante se nomme Accelerators. Si vous êtes un « surfeur Â» averti, vous utilisez sans aucun doute plusieurs services comme la recherche sur le Web, l’affichage de plans pour vous rendre à un lieu précis ou encore la consultation d’une encyclopédie en ligne. Les Accelerators sont là pour littéralement « accélérer Â» leur utilisation.

Microsoft est parti du concept suivant : si toute consultation d’un de ces services se fait à cause d’une information sur une page pour laquelle on veut un complément, alors il faut qu’on puisse ouvrir directement un de ces services depuis cette information. En conséquence, il suffit de surligner un mot ou une suite de caractère puis de faire un clic droit pour que l’icône d’accès aux Accelerators apparaisse :

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Lorsque l’on clique sur l’icône, on obtient une liste de possibilités qui dépendent des réglages d’Internet Explorer 8. Par défaut vous seront proposés les services Windows Live, mais il est tout à fait possible par exemple de remplacer Encarta par Wikipédia ou encore Live Maps par Google Maps.

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La fonctionnalité Instant Search est moins intéressante, mais a le mérite d’exister. Sous Internet Explorer 7, on pouvait changer le moteur de recherche par défaut dans le cadre spécifique en haut à droite du navigateur. Dans la version 8, cette possibilité est agrémentée d’un affichage de résultats dans un cadre qui apparaît en-dessous.

Prenons comme exemple Wikipédia. Quand vous vous rendez sur le site, la flèche à droite du cadre de recherche devient orange, ce qui indique qu’Internet Explorer vous invite à ajouter Wikipédia en tant que moteur de recherche (par défaut ou non). Une fois activé, le nouveau venu peut présenter visuellement des informations que vous tapez. Le problème est que l’apparition des résultats dépend principalement de la rapidité du site qui reçoit la requête. Grosso modo, cette fonction manque de réactivité pour le moment, et il faudra que Microsoft continue de travailler sur l’affichage des résultats.

Les autres améliorations au sein d’Internet Explorer 8 se retrouvent un peu partout. On notera par exemple un effort évident pour rendre la barre d’adresses plus claire. Un effort rendu nécessaire par les nombreuses tentatives de phishing. Du coup, le bloc principal de l’adresse est mis en avant, y compris dans l’historique qui s’ouvre en même temps que vous écrivez l’adresse :

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Puisque l’on parle de sécurité, plusieurs mécanismes ont été mis en place pour mieux protéger les internautes de diverses menaces, notamment le filtre SmartScreen qui, comme chez Google, va avertir l’utilisateur que le site visité présente un risque réel. Mais dans la rubrique sécurité, on parlera également de la vie privée, et c’est ici qu’intervient le mode InPrivate Browsing.

Par défaut, chaque fois que vous visitez une page, vous laissez des traces sur l’ordinateur. Historique, fichiers temporaires, données des formulaires, champs de recherches et autres : des informations qu’on laisse volontiers sur son propre ordinateur dans le cadre d’une utilisation quotidienne, mais qu’on aimerait peut-être effacer sur un autre PC. InPrivate Browsing, que beaucoup appellent vulgairement « Porn Mod », ouvre une session de navigation particulière qui ne retiendra absolument rien de votre passage.

On y accède par la combinaison CTRL + MAJ + P ou dans le menu Safety (Sécurité). Une nouvelle fenêtre s’ouvre alors et affiche une icône particulière devant la barre d’adresse :

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Tout ce qui sera fait dans cette fenêtre ne sera pas enregistré, ce qui inclut :

  • Les cookies
  • Les fichiers temporaires Internet
  • Les données de formulaires
  • Les sessions d’identification
  • Les requêtes dans les champs de recherche
  • Les liens visités depuis des pages web
  • Les adresses entrées manuellement dans la barre d’adresse
  • Les pages ouvertes depuis les favoris

Même si Internet Explorer 7 et d’autres navigateurs comme Firefox permettent d’effacer les traces, la fonction est active pour tous les sites de l’historique. L’avantage du mode de navigation privée est de ne pas tenir compte uniquement des seuls sites visités dans la fenêtre particulière. À noter cependant qu’Internet Explorer n’est pas le précurseur dans ce domaine puisque Safari par exemple, d’Apple, en est doté depuis un bon moment.

Enfin, il faut signaler que dans Windows 7 (et pas sous Vista ni Windows XP), Internet Explorer 8 dispose de deux protections supplémentaires : l’ASLR et la DEP. Ces deux technologies sont abordées dans le chapitre dédié à la sécurité du système.

Windows 7 - Fonctionnalités: Paint, Wordpad et Calc

Le ruban est un élément d’interface apparu tout d’abord avec Office 2007. Il en constituait d’ailleurs la nouveauté la plus visible, la seule même pour beaucoup.

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Certains ne se sont jamais fait à cette répartition des fonctionnalités et à la disparition des menus, mais beaucoup ont indiqué avoir nettement gagné du temps une fois la chose maîtrisée. Les rubans ayant été globalement un succès, on savait que Microsoft allait ressortir le couvert. Or, si l’édition 2010 d’Office les possédera bien et même encore davantage (notamment dans Outlook), on ne s’attendait pas réellement à ce que deux petits logiciels internes en profitent : Wordpad et Paint.

Les deux plus anciens utilitaires de Windows voient donc leur interface modernisée, ce qui, dans le cas de Paint notamment, n’avait rien de superflu. Mais avant même de parler de Wordpad et de Paint, il faut préciser que les rubans ont changé entre Office 2007 et Windows 7. Depuis le premier essai de Microsoft, ils se sont modernisés et sont nommés maintenant dans le jargon « Scenic Ribbons ».

Le ruban façon Scenic est un contrôle que les développeurs peuvent désormais utiliser pour leurs logiciels (il sera utilisé dans Office 2010). La grande perle a été remplacée par un rectangle bleu qui représente le seul menu de l’application, où l’on trouvera par exemple les options. Le thème graphique a évolué et est plus en phase avec Windows 7, tandis que le maniement général est légèrement plus souple. L’avantage est évidemment que les rubans fonctionneront toujours de la même manière d’une application à une autre.

Voici comment se présente désormais Wordpad :

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Les fonctionnalités du logiciel n’ont pas changé, en dehors d’un support minimaliste des documents OOXML et ODF (il ne faut pas compter sur les fonctionnalités avancées).

Voilà maintenant le nouveau Paint :

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En dehors de quelques outils supplémentaires, il n’y a pas grand-chose à en dire, si l’on met de côté bien sûr une intuitivité bien présente.

Ce qui est plus intéressant cependant, c’est de se demander : « Pourquoi les rubans dans ces deux logiciels ? » Le nombre de fonctionnalités n’était pas vraiment élevé, et seules deux catégories sont disponibles dans chaque application. On peut considérer deux éléments :

  • La démonstration par Microsoft de leur utilité et de leur rendu dans des applications maison, afin de motiver les développeurs à en faire usage
  • L’utilisation des applications en mode tactile, les boutons larges étant plus adaptés à l’utilisation des doigts

À noter en outre que les rubans offrent l’avantage de pouvoir disparaître complètement en utilisant la petite flèche située en haut à gauche, dans la barre de titre :

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Signalons tout de même Windows Live Movie Maker, seule application actuellement de la suite Live à disposer d’un tel ruban.

Il est d’ailleurs toujours en version bêta et devrait sortir officiellement dans le même laps de temps que Windows 7 (dont la sortie est fixée au 22 octobre).

Enfin, la calculatrice aussi a évolué. Elle dispose maintenant de quatre modes : standard, scientifique, développeur et statistiques.

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Windows 7 - Fonctionnalités: Media Player et Media Center

Windows Media Player et Media Center forment un ensemble cohérent depuis Vista. Bien que le premier Media Center fut apparu avec Windows XP, il constituait alors une édition séparée, tandis qu’il s’agit maintenant d’une fonctionnalité pleinement intégrée au système.

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est Media Center, il faut considérer la fonctionnalité comme une interface plein écran pour accéder à tout ce que Media Player a référencé. Dans l’idéal, Media Center s’utilise avec une télécommande, en particulier depuis la télévision quand l’ordinateur y est raccordé.

Mais commençons d’abord par la base, à savoir Windows Media Player. La version 12 incluse dans Windows 7 a fortement évolué, même si les ajouts ne sont pas visibles du premier coup d’œil dans l’interface.

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Si l’utilisateur lance par exemple un MP3, il aura la surprise de voir apparaître une fenêtre extrêmement simplifiée :

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Dès que la souris passe sur la fenêtre, des contrôles apparaissent :

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Par la même occasion, l’icône du Media Player dans la barre des tâches donne accès à une miniature elle-même pourvue de contrôles élémentaires :

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La diffusion du continu à distance

Mais quand on regarde dans le Media Player, on trouve surtout un nouveau menu : « Diffuser en continu Â» :

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Les trois possibilités parlent d’elles-mêmes :

  • La première vous permet d’accéder à votre bibliothèque multimédia via Internet
  • La deuxième permet le contrôle à distance du Media Player
  • La troisième autorise tous les périphériques capables de le faire à accéder à la bibliothèque multimédia sur le Groupe résidentiel

Ce dernier est très important dans Windows 7 : il permet de définir rapidement un groupe d’ordinateurs qui vont se partager très simplement des documents, des images, de la musique, des vidéos et des imprimantes. Il s’agit d’un espace de libre échange, chaque machine définissant ce qu’elle doit partager selon les choix de l’utilisateur. Une fois un Groupe résidentiel configuré (quelques secondes) et l’option adéquate activée dans Media Player (troisième), tous les ordinateurs du groupe auront accès par exemple à la musique référencée dans votre lecteur.

Le contrôle à distance du Media Player est une option très utile, en particulier si vous possédez un Media Center. Quand les vidéos, la musique ou encore les images sont éparpillées un peu partout sur les ordinateurs du réseau, il peut devenir fastidieux de créer des dossiers, de tout ranger puis de partager l’ensemble. Si le contrôle à distance est activé sur le Media Center, vous pourrez faire ceci :

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Comme le montre les captures, un utilisateur peut choisir un élément de sa propre bibliothèque ou directement un fichier dans l’Explorateur et l’envoyer en lecture vers le Media Player concerné. Un parent pourra par exemple envoyer un contenu sur le Media Center pour ses enfants, pendant que lui-même continuera à travailler, tout en gardant un Å“il sur la liste des programmes diffusés via une fenêtre spéciale :

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En fait, le Media Player n’est pas le seul à pouvoir être contrôlé de cette manière. Tous les périphériques certifiés DLNA peuvent être utilisés de cette façon. Même chose pour une Xbox 360 reconnue comme Extender (via Media Center).

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Jamais sans ma bibliothèque multimédia

Le streaming des médias via Internet a besoin de quelques conditions. Premièrement, les machines hôte et cliente (celle qui diffuse et celle qui reçoit) doivent avoir toutes deux leur réseau configuré comme domestique. L’autre condition répond au besoin de communication sécurisée et d’authentification : il faut lier le compte utilisateur à un Online ID. Pour le moment, seuls les comptes Live ID sont reconnus, mais d’autres seront ajoutés. On télécharge le Windows Live ID Sign-in Assistant qui s’occupe ensuite du reste, dès que vous lui fournissez votre compte Live ID. Il est d’ailleurs dommage que cet assistant ne soit pas intégré dans le système (mais puisqu’il s’agit a priori d’un système ouvert aux tiers, l’intégration du service Live aurait pu en énerver quelques-uns).

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Une fois les comptes liés, la machine cliente peut lire le contenu de la machine hôte, même de l’autre côté de la planète. Évidemment, la qualité du streaming va dépendre essentiellement de la rapidité de la connexion utilisée. Aussi, le fait d’avoir la fibre optique ne compensera pas l’utilisation d’un modem 56k partout ailleurs (sauf si vous avez un Pentium... humour).

Media Foundation, transcodage et accélérateurs

L’ensemble de ces fonctionnalités passe par la nouvelle Media Foundation, pour laquelle malheureusement il faudra redévelopper une bonne partie des codecs pour en tirer partie. Mais là où la chose devient puissante, c’est que ladite fondation permet le transcodage à la volée. Si vous souhaitez lire un DivX sur une machine distante qui ne sait que lire le WMV ou le MPEG2, Windows 7 détermine les capacités de cette machine et diffuse le contenu multimédia dans un format compréhensible de l’autre côté.

Évidemment, là encore, il n’y aura pas de miracle : le format qui sera choisi ainsi que son bitrate seront dépendants de la vitesse de votre processeur. Windows 7 se renseigne alors dans l’index des performances de la machine et adapte le paramétrage en fonction de la note et des caractéristiques du processeur central. Voici un rappel des formats pris en charge dans Windows 7 et donc susceptibles d’être transcodés :

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À noter que Microsoft a intégré un système d’extensions pour la Media Foundation qui permet à des constructeurs de proposer des équipements qui vont accélérer certains transcodages. Cela peut prendre l’aspect d’une carte, mais beaucoup penseront ici aux GPU, qui pourront bel et bien être utilisés de cette manière (si les constructeurs font ce qu’il faut).

Il reste encore quelques mois à Microsoft pour fignoler l’ensemble, mais nul doute que cette partie du système risque de simplifier la vie de quelques personnes… en particulier dans les foyers contenant au moins un geek (humour encore).

Windows 7 - Fonctionnalités: Virtual Windows XP

Virtual Windows XP est une fonctionnalité qui ne sera présente que dans les éditions Professionnelle et Intégrale de Windows 7 (ainsi que dans l’édition particulière Enterprise). Il s’agit tout simplement de la virtualisation d’un système Windows XP pour l’utiliser directement comme on le ferait dans un VMWare Workstation ou un VirtualBox.

Pour les détenteurs d’une licence Professionnelle ou Intégrale, cette fonctionnalité est gratuite. Microsoft fournit actuellement :

  • Une bêta du programme à installer sur la Release Candidate de Windows 7
  • Une image disque contenant Windows XP Service Pack 3

Deux précisions importantes : il faut bien installer le programme en fonction de votre architecture (32 ou 64 bits), et le Windows XP émulé ne peut être qu’en 32 bits.

Après l’installation de Virtual Windows XP, le premier démarrage va vous demander de configurer la machine virtuelle. On indique ainsi des paramètres classiques comme le nom d’utilisateur ainsi que le mot de passe, si l’on souhaite ou pas activer les mises à jour automatiques, etc. Quand ces informations ont été transmises, l’installation se lance, et au bout d’un certain temps, Windows XP apparaît dans une fenêtre.

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À partir de là, on peut configurer le système comme on l’entend, dans la mesure où l’on ne lui demande de lancer des jeux. Le support de la souris est assuré et l’on passe de la fenêtre Windows XP à Windows 7 sans manipulation particulière. De même, les périphériques USB sont reconnus et Windows 7 partage avec son invité différents services comme le Presse-papiers, les imprimantes, les lecteurs ainsi que les cartes à puces.

L’utilisation générale est très simple, le système passant automatiquement en veille prolongée quand on ferme la fenêtre de Virtual Windows XP.

L’un des points les plus intéressants est que les applications tierces que l’on va installer dans ce Windows XP vont créer des raccourcis dans le menu Démarrer de Windows 7, au sein d’un sous-menu spécial. Quand la machine virtuelle est éteinte, et uniquement quand c’est le cas, les applications vont donc pouvoir être lancées séparément et apparaître directement sur le bureau de Windows 7. Par exemple, après avoir installé Word 2003 :

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On comprendra immédiatement l’intérêt dans une entreprise, où une ancienne application métier par exemple pourra être installée dans la machine virtuelle et son icône directement placée sur le bureau de Windows 7. Si la machine n’a pas été vraiment arrêtée et simplement placée en mise en veille prolongée (fonctionnement par défaut), un message apparaîtra au lancement de l’application pour dire qu’un utilisateur y était connecté. On a alors le choix entre ouvrir la machine virtuelle complète ou l’application en déconnectant l’utilisateur précédent (perte des données si elles n’étaient pas sauvegardées).

Windows 7 - La répartition des fonctionnalités dans les éditions

Nous vous proposons un tableau récapitulatif faisant la liste de toutes les fonctionnalités et caractéristiques principales en fonction des éditions :

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En dehors des préventes du 15 juillet au 14 août et de la promotion qui va du 21 octobre au 31 décembre, les tarifs normaux supposés devraient être les suivants :

  • Édition Familiale Premium : 199,99 euros
  • Édition Professionnelle : 299,99 euros
  • Édition Intégrale : 319,99 euros

On remarquera tout de suite d’ailleurs le très faible écart entre les éditions Professionnelle et Intégrale : à peine 20 euros. Ce faible écart, ainsi que la liste des fonctionnalités qui ne figurent que dans l’Intégrale nous font en fait penser à une inutilité assez flagrante de cette édition. Tous les apports de l’Intégrale sont en rapport avec le monde professionnel et devraient donc figurer dans l’édition correspondante (et tout particulièrement BitLocker, BranchCache et DirectAccess). Quant aux packs de langues, nous estimons qu’il devrait s’agir d’une fonctionnalité de base pour toutes les éditions.

En parallèle à ce problème, on notera aussi le terme « Premium Â» pour l’édition Familiale qui aurait mérité lui aussi de disparaître. Pour la majorité des marchés en effet, la version Basique n’existera tout simplement pas, car elle est réservée aux marchés émergeants. Ainsi, les États-Unis et toute l’Europe notamment ne verront rien d’autre que l’édition Premium.

L’offre aurait donc largement gagné en clarté si seules les éditions Familiale et Professionnelle avaient été vendues, comme au temps de Windows XP, la seconde étant plus onéreuse du fait de nombreuses fonctionnalités supplémentaires.

Windows 7 - Technique: Les bases du système

Au début du projet, Windows 7 était réellement censé être la version 7.0 du noyau NT, mais Microsoft a décidé d’en faire une version mineure : 6.1. D’après l’éditeur, les changements sont suffisamment majeurs pour que Windows 7 soit considéré comme une version 7.0, mais plusieurs applications vérifient en interne la version de Windows et cela aurait pu poser des problèmes de compatibilité avec plusieurs applications. Microsoft recommande pourtant depuis longtemps dans ses guidelines de ne pas utiliser la version pour vérifier la présence de composant ou API Windows.

Il y a une deuxième raison : Microsoft a amorcé un développement modulaire avec Windows Vista qui représente la première version dans cette direction. Le choix de la dénomination de version 6.1 appuie le fait que Windows 7 sera entièrement compatible avec les applications et pilotes Vista existants.

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Dans Windows 7, les développeurs ont la possibilité de mentionner les systèmes d’exploitation supportés dans le manifeste par des identifiants uniques (GUID) et spécifiques à chaque système. L’idée est d’empêcher la vérification de la version au lancement de l’application avec l’API GetVersion par exemple. En effet à chaque nouvelle version de Windows, certaines applications refusent de se lancer. Avec cette nouvelle fonctionnalité, c’est Microsoft qui décide si l’application peut fonctionner ou pas. Microsoft évoque l’idée de faire tourner les applications pour le système adapté dans un futur proche.

MinWin

Le cÅ“ur de Windows 7, aussi appelé « Core OS », reste globalement inchangé dans son architecture par rapport à Vista. Pour rappel, le Core OS est constitué du noyau ainsi que des différents sous-systèmes (audio, réseau, graphique, stockage…) qui gravitent autour de ce dernier. Ces sous-systèmes sont eux-mêmes composés de modules fonctionnant en espace noyau ou espace utilisateur.

Le travail effectué sur le Core OS de Windows 7 est essentiellement de l’optimisation. La Windows Core Team, à l’aide d’outils internes, a cherché à optimiser les ressources mémoires et les accès I/O sur l’ensemble de ce Core OS, ainsi qu’à améliorer les différents sous-systèmes afin d’augmenter nettement les performances.

Les évolutions sont contrôlées par l’architecture modulaire introduite dans Vista. D’après les informations présentes sur MSDN, le portail de documentation technique réservé aux développeurs, tous les pilotes et applications tournant sur Vista devraient fonctionner correctement sur Windows 7 en version finale.

L’une des principales réalisations sur Windows 7 est cependant le projet MinWin. De nombreuses désinformations sont parues sur ce sujet et il est utile de réexpliquer en quoi cela consiste. On a pu lire en effet qu’il s’agissait d’un nouveau noyau qui remplacerait le noyau NT. C’est faux : le noyau de Windows 7 est une version 6.1 de NT : une légère évolution du noyau Vista.

Mark Russinovitch, expert Microsoft, s’est exprimé depuis, plusieurs fois sur le sujet. MinWin est essentiellement un chantier sur les dépendances de Windows. Il consiste à délimiter les frontières d’une brique minimale de base pouvant fonctionner de manière autonome. Cette brique est constituée entre autres du noyau, de la HAL (Hardware Abstraction Layer), des systèmes de fichiers et des sous-systèmes réseau. En revanche, il n’intègre pas le sous-système graphique. En octobre 2007 MinWin était constitué d’une centaine de fichiers environ. Il occupait 25 Mo sur le disque dur et environ 40 Mo en mémoire. Il est intéressant de le comparer au Server Core de Windows Server 2008 qui constitue l’installation minimale à ce jour. Elle occupe environ 1 Go sur le disque et, contrairement à MinWin, n’est pas autonome dans le sens où elle a besoin des autres fichiers sources Windows pour compiler.

Avec MinWin, Microsoft a redirigé les dépendances de façon à ce qu’aucun appel ne soit fait vers des composants de plus haut niveau. Concrètement, la société a redirigé plusieurs API de kernel32.dll et advapi32.dll vers le nouveau dll kernelbase.dll.

On obtient alors enfin une brique minimale totalement autonome du reste de Windows. Quel est son but ? Il en existe en fait plusieurs. La première que cite Microsoft sur MSDN est la possibilité dans un futur proche de proposer un Windows plus modulaire afin de réduire la surface d’attaque ou la consommation mémoire et l’espace disque. La deuxième raison serait un gain en termes d’évolutivité. Il serait plus simple en effet d’effectuer de gros changements futurs sur cette brique fondamentale.

Une autre raison serait la possibilité pour Microsoft de partager la même base de code pour l’ensemble de ses systèmes. On pourrait par exemple imaginer un futur Windows Mobile basé sur MinWin. La dernière raison est un point de jonction pour accéder à Windows. Si Microsoft compte passer à Midori (l’application commerciale du noyau de recherche Singularity), la compatibilité avec Windows pourrait en être facilitée.

Noyau et Multithreads

Le noyau de Windows 7 reste globalement inchangé par rapport à celui de Windows Vista bien que certains petits changements intéressants soient intervenus.

Il y a plusieurs années, David Cutler, l’un des pères du noyau NT, avait placé un verrou global utilisé par le noyau pour la synchronisation des threads lors, par exemple, de l’accès exclusif à certains objets. Ce verrou avait pour conséquence de stopper l’exécution de tous les cœurs d’exécution pour donner l’accès exclusif d’un objet à un seul cœur. Jusqu’à aujourd’hui, ce mécanisme ne posait pas de problème, mais avec l’arrivée des machines massivement multicœurs, ce fonctionnement induisait des temps de repos du thread assez long. Arun Kishan, un autre développeur du noyau, s’est attaqué au problème pour Windows 7. Il a éclaté ce verrou global en verrous plus fins et a ajouté un nouvel état d’attente pour les threads.

De même, il existait aussi un verrou sur la table de pagination (qui décrit la mémoire physique au niveau du noyau) qui a été aussi supprimé. Selon Microsoft ces deux verrous enlevés augmenteraient nettement les performances des applications multithreads. Le noyau de Windows 7 est maintenant capable de gérer jusqu’à 256 processeurs logiques. La notion de processeurs logiques correspond au nombre de processeurs vus par le système d’exploitation. Pour donner un exemple, une machine avec 3 processeurs octocœurs avec HyperThreading posséderait en fait 3 x 8 x 2 = 48 processeurs logiques.

Sur Windows, on peut régler pour un thread ou un processus les processeurs logiques qui seront utilisés. Cette notion s’appelle l’affinité du processeur. L’affinité est stockée sous forme d’un entier de 32 bits pour les systèmes 32 bits et de 64 bits pour les systèmes 64 bits. Chaque bit correspondant à un processeur logique. Microsoft ajoute la notion de groupe de processeurs logiques. Il est ainsi possible d’avoir 4 groupes de 64 processeurs logiques ce qui fait bien 256 processeurs logiques au maximum. Cette méthode permet de conserver la compatibilité avec les applications existantes tout en augmentant le nombre de processeurs logiques utilisables par les nouvelles applications.

Noyau et regroupement des alarmes

Pour améliorer l’autonomie d’un portable, le système doit s’attaquer à deux choses : Diminuer le temps total d’utilisation du CPU par les applications en optimisant le code Augmenter également la durée pendant laquelle le processeur reste à l’état de repos. Le noyau de 7 apporte une solution à ce second problème. Quand il n’y a aucune activité logicielle, et si la durée pendant laquelle le processeur va ne rien faire est suffisamment élevée (la durée est calculée par le système), le processeur est mis en repos.

En effet, mettre en repos et réveiller le processeur sur une durée trop brève ne ferait qu’augmenter la consommation d’énergie au lieu de l’économiser. Le but va donc être d’élargir les périodes de repos afin d’augmenter l’autonomie.

Toutes les 15,6 ms environ, l’horloge système envoie un signal d’interruption au processeur qui court-circuite l’exécution d’un programme pour passer la main au noyau. C’est à ce moment là que l’ordonnanceur (scheduler) peut donner la main à un autre processus. C’est le fonctionnement même des systèmes multitâches actuels. Quand le noyau prend la main il va aussi regarder si des alarmes ont expiré. En effet, les logiciels et les pilotes ajoutent des alarmes pour déclencher régulièrement différentes routines. Le temps d’exécution des ces routines diminue les durées de repos du processeur.

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Dans le cas des machines avec plusieurs processeurs logiques, un processeur est dédié au noyau, les autres aux applications, et on les appellera les processeurs d’applications (AP). Avant Windows 7, les signaux d’interruptions de l’horloge étaient reportés aux processeurs d’applications quand ils étaient en état de repos. Sur Windows 7, le noyau réveillera les processeurs d’applications seulement si une alarme logicielle a expiré ou si un signal d’interruption matérielle autre que l’horloge est envoyé. On voit donc une première augmentation de la durée de repos pour les processeurs d’applications.

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La deuxième technique introduite est le regroupement des alarmes pour les applications et pilotes afin qu’elles expirent au même moment. Microsoft propose aussi de nouvelles API pour que les développeurs puissent spécifier une tolérance sur l’alarme. Par défaut, elle est de 32ms. Cette tolérance indique le temps maximum avant que l’alarme ne soit déclenchée. Le noyau de 7 regroupera ainsi plusieurs alarmes qui se déclencheront au même moment.

On voit bien sur ce dernier schéma l’augmentation nette des durées de repos du processeur grâce aux deux techniques mises en œuvre.

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Noyau, heap (tas)

Le tas (heap) est une zone mémoire où des blocs mémoires sont alloués dynamiquement. Un nouveau tas système tolérant aux fautes a été conçu. Il est capable de résoudre les problèmes de gestion mémoire les plus répandus en évitant ainsi aux applications de planter. Microsoft estime qu’actuellement 15 % des crashs des applications sont dus à des corruptions de tas.

Noyau, réflexion des processus

Sur Windows 7, quand un processus plante, il est maintenant cloné en mémoire. Cette méthode permettrait d’améliorer la fiabilité du diagnostic pour créer le rapport et les fichiers dump du processus.

Noyau, démarrage

Windows Vista intègre le « Customer Experience Improvement Program ». Ce programme envoie, si l’utilisateur le permet, différentes informations statistiques sur l’utilisation générale du PC. Le but est de permettre à Microsoft d’améliorer les futures versions de Windows. Plusieurs millions d’utilisateurs ayant accepté d’activer ce programme, l’éditeur a pu réunir des statistiques sur les temps de démarrage de Vista.

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35% des machines démarrent en moins de 35 secondes et 75% des machines en 50 secondes. Microsoft, avec Windows 7, compte arriver à atteindre 15 secondes et moins pour la majorité des PC. Pour cela il travaille sur plusieurs points :

  • Réduire la consommation mémoire/CPU mais aussi les accès disques
  • Diminuer le temps de démarrage de tous les services systèmes (nous reviendrons sur ce point plus loin dans le dossier)
  • Charger les pilotes en parallèle

Ce qui s’affiche durant le démarrage a aussi son importance. Sur Windows Vista, la résolution minimale de l’écran de démarrage était de 640 x 480 pixels, avec une profondeur de couleurs de 16 bits. Sur Windows 7, on passe à une résolution minimale de 1024x768 et une profondeur de couleurs de 32 bits, ce qui permet ainsi de fournir une animation plus conviviale pour l’utilisateur (les écrans type netbook ne gérant pas la résolution native minimale de 1024x768 verront apparaitre l’ancien écran de démarrage de Vista). Microsoft a repris la méthode de chargement de l’animation afin d’éviter les latences que l’on pouvait observer sur Vista. Il réduit l’image à une petite zone de l’écran, ce qui diminue la taille des images à gérer. Ces images sont stockées comme des bitmaps compressés avec le format WIM (format d’image disque introduit avec Vista pour accélérer l’installation).

Sur Vista, avant d’arriver à l’écran de connexion, on pouvait voir apparaitre une transition supplémentaire avec une perle Windows. Cet écran n’apparaissait qu’à la fin du démarrage, quand le sous-système graphique avait été initialisé, et augmentait le temps d’arrivée au bureau. Sur Windows 7, cette transition a été supprimée pour donner plus rapidement accès au bureau.

Enfin, la partie « son Â» a également changé puisque sa gestion est devenue asynchrone. Windows n’attend donc plus que la pile audio soit chargée et cela diminue encore un peu le temps de démarrage.

Enfin, les constructeurs OEM auront la possibilité de proposer d’autres écrans de démarrage pour les mettre plus en phase avec l’image de leur marque.

SSD

Certaines dispositions ont été prises pour la prise en charge des SSD. L’alignement des partitions NTFS a ainsi été modifié car les SSD ont des secteurs de 4 Ko en comparaison des 512 octets des disques durs actuels. Le système des secteurs à 512 octets est toujours émulé mais peut provoquer des problèmes de performances.

Les cellules des SSD nécessitent d’être effacées avant que l’on puisse à nouveau y écrire. Les nouveaux modèles intègrent la commande TRIM, qui informe le système d’exploitation que des données ont été effacées. Le système peut alors effacer les cellules à l’avance en tâche de fond. Windows 7 supporte cette commande (depuis la Release Candidate) lors des différentes opérations sur les fichiers, mais également au niveau du gestionnaire de partitions et du système de restauration. Ceci est censé améliorer les performances.

Il est important également de préciser que si Windows 7 détecte l’utilisation d’un SSD en lieu et place d’un disque dur, plusieurs composants sont alors désactivés :

  • Le défragmenteur
  • Le service SuperFetch (cache pour l’accélération du lancement des applications)
  • Le service ReadyBoost

Services

Windows intègre depuis NT4 une gestion des tâches de fond : les services. Un service peut être réglé soit en démarrage automatique, soit en démarrage manuel, mais Vista a ajouté le démarrage différé.

Actuellement, un grand nombre de services restent configurés en automatique et sont donc chargés en permanence. Cela affecte le démarrage et l’arrêt du PC, qui peuvent s’allonger. Cela affecte aussi la consommation mémoire et la batterie. Enfin, sur le plan de la sécurité, la surface d’attaque est d’autant plus grande que le nombre de services actifs est important.

Pour résoudre ce problème, Windows 7 introduit la notion de déclencheurs. Ce sont des événements qui vont provoquer le démarrage ou l’arrêt d’un service. L’idée derrière ce mécanisme est qu’un service doit être actif seulement si cela est nécessaire. Voici une liste des principaux déclencheurs :

  • Un service est démarré à l’arrivée de la première IP sur la pile réseau et stoppé à la dernière IP
  • Un service peut démarrer à la connexion d’un matériel et stoppé à sa déconnexion
  • Un service est démarré si l’ordinateur rejoint un domaine et stoppé quand il s’en déconnecte
  • Un service peut démarrer à un changement d’une politique de groupe dans les outils d’administrations.

Élément important : les développeurs peuvent créer eux-mêmes un déclencheur personnalisé.

Windows 7 permet en clair un contrôle beaucoup plus fin des services démarrés et affecte ainsi les différents points cités plus haut.

Parallel Computing Platform

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À l’heure actuelle, peu d’applications exploitent correctement les processeurs multicÅ“urs. Dès 2011, les processeurs vendus pourraient atteindre 16 cÅ“urs. L’équipe de la Parallel Computing Platform est chargée de ce problème. Une double architecture en C++ et .NET a en conséquence été conçue, portant respectivement les noms de « Native Concurrency Runtime Â» et de « Concurrency and Coordination Runtime ».

Ces deux infrastructures fournissent une série d’API de synchronisation et de gestion des threads aux développeurs, leur permettant de se faciliter la tâche et de pouvoir rendre assez facilement leurs applications multithreads.

Ces « frameworks Â» reposent en outre sur un concept important : les UMS threads (User Mode Scheduled Threads). Les threads sont plus ou moins des tâches qui tournent sur un cÅ“ur du processeur, et les processus sont constitués d’un certain nombre de threads. Les threads classiques sont gérés au niveau du noyau, par un composant appelé ordonnanceur, dont le rôle est de partager l’utilisation du CPU entre chacun d’entre eux.

Contrairement à ces threads classiques, les UMS sont des threads tournant en mode utilisateur. Il existe deux gros avantages :

  • La transition entre le mode utilisateur et le mode noyau est très coûteuse. Ce n’est pas le cas avec les UMS, et l’on gagne ainsi en performances.
  • Ils garantissent l’utilisation totale du quantum de temps assigné par le système si un UMS bloque, quelle que soit la raison.

Bruno Boucard, spécialiste chez Microsoft, a effectué un test avec une multiplication de matrice avec et sans optimisation par le Concurrency Runtime. Il est arrivé à diviser le temps d’exécution de son programme par 4,5. __ Sensor et Location Platform__

Windows 7 intègre une architecture unifiée pour l’utilisation de tous les types de capteurs. Parmi ces derniers, on trouve ceux destinés à la localisation géographique comme les GPS intégrés, les accéléromètres, mais aussi les capteurs de lumière, de température, caméras d’identification, microphones, boussoles, détecteurs de mouvement, de trafic, de météo ou encore les puces RFID.

Ces capteurs ne sont pas nécessairement sur la machine mais peuvent être accessibles via Internet. Par exemple on peut localiser géographiquement un ordinateur par son adresse IP. Les pilotes associés sont développés avec UDMF, le framework de pilotes utilisateurs introduit dans Vista (un pilote UDMF ne peut pas faire planter la machine).

L’API Windows Location s’appuie sur la Sensor Platform et permet de retrouver la position géographique, soit par la latitude et la longitude, soit par un lieu (rue, ville, pays). On trouve d’ailleurs un nouveau panneau de configuration qui permet d’inscrire manuellement la localisation par défaut en cas d’absence de capteurs géographiques sur le système. Il est aussi possible de désactiver cette fonctionnalité pour des problèmes de confidentialité et de vie privée. À noter qu’il est créé un log dans l'observateur d'événements qui trace tous les changements de lieux physiques du portable.

Les applications pourront bien sûr exploiter ces nouvelles API, ce qui existe par exemple d’ailleurs sur l’iPhone d’Apple et laisse une bonne idée de ce qu’il est possible de faire.

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Chose intéressante sur un portable muni de capteur : Windows ajustera automatiquement le niveau de luminosité selon la lumière ambiante. Windows 7 diminue aussi la luminosité de l’écran après une certaine période d’activité afin de faire baisser la consommation d’énergie.

Autres SDK

Microsoft met à disposition des développeurs la Windows Vista Bridge Library qui permet de proposer les nouvelles API spécifiques à Vista et 7 aux développeurs .NET. La firme tente ainsi d’unifier le système pour que les développeurs C++ et .NET puissent avoir accès à la plupart des fonctions. Cette bibliothèque est en fait une interface P/Invoke pour proposer les API natives aux applications .NET.

De même, mais dans l’autre sens, les API XPS, la technologie XML dérivée de XAML (utilisée dans le sous-système d’impression de Windows Vista/7) est maintenant disponible en natif. Elle était jusqu’à présent réservée aux développeurs .NET.

Microsoft met aussi à disposition un SDK pour supporter le format de fichier OPC (Open packaging conventions) utilisé dans le format OpenXML et XPS.

Windows 7 - Technique: la gestion graphique de Windows 7

Fondations graphiques de Vista

Avec l’arrivée de Vista, Microsoft a re-conçu complètement l’architecture graphique du système. Sans revenir sur les détails, Microsoft a intégré le Desktop Windows Manager dont le rôle était de composer les différentes fenêtres dans une surface DirectX 9 et d’activer l’accélération 3D des GPU pour les applications. DirectX 10, qui constitue un nouveau point de départ, et Windows Presentation Foundation(WPF) sont aussi présents.

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WPF est un framework graphique en .NET qui était destiné à exploiter les capacités graphiques de Vista. Il fonctionne en « retained mode Â» qui signifie que l’application n’accède pas directement au contenu de la fenêtre en opposition au mode immédiat utilisé par la GDI (API graphique utilisée par Windows depuis ses débuts par les applications). Depuis Vista, les surfaces GDI sont redirigées sur des surfaces DirectX. L’accélération matérielle 2D GDI a été désactivée et son composant noyau devient donc inutilisé.

Au niveau de la vidéo, Vista propose le framework Media Foundation et la version 2 de DXVA (DirectX Video Acceleration). Le sous système graphique est lui aussi entièrement neuf. Il conserve le modèle de pilotes XPDDM antérieur à Vista pour les cartes graphiques antérieures à DirectX 9. Microsoft précise déjà que XPDDM devrait disparaitre lors de la prochaine version du système (Windows 8), et qu’il ne pourra plus maintenir à la fois une interface sans et avec composition.

Le nouveau modèle de pilotes graphiques WDDM couple un pilote en espace noyau avec un pilote en espace utilisateur. Le but étant de faire passer le plus de code possible en mode utilisateur afin de fiabiliser le système pour éviter les plantages. En effet, les pilotes graphiques restent les plus sensibles d’après les retours de statistiques de Microsoft. L’architecture est aussi fondée sur un noyau graphique (DXGKernel) dont le rôle est d’ordonnancer les commandes envoyées par les pilotes et de gérer la mémoire vidéo.

Windows 7 conserve cette fondation graphique et fait évoluer certains composants. Il devrait reposer totalement sur du code neuf. En effet, dans Vista, le DWM utilisait DirectX 9. Le DWM de Windows 7 utilisera DirectX 10 qui a été conçu pratiquement ex nihilo. Les tailles du DWM et de la pile graphique ont été revues à la baisse afin de mieux fonctionner sur des cartes graphiques moins puissantes.

DWM

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Sur Vista, DirectX 10 s’active uniquement avec les cartes graphiques DirectX 10 mais Windows 7 intègre l’idée de niveaux de fonctionnalités. Le système en compte six, allant de DirectX 9.1 à DirectX 11. Ce sont des paliers en rapport avec le matériel supporté. Si par exemple vous lancez une application DirectX 10 avec une carte graphique DirectX 9.1 les fonctionnalités spécifiques de DirectX 10 seront simulées en utilisant le matériel présent.

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Pour en revenir au DWM, le DWM utilisera DirectX 10 si un pilote graphique spécialement conçu pour Windows 7 (WDDM 1.1) est installé. Si ce pilote n’est pas présent (pilote WDDM 1.0 : Vista), le DWM utilisera aussi DirectX 10 mais en « feature level 9 ». Cette approche permet à Microsoft d’éluder DirectX 9 au sein du système et de reposer uniquement sur la nouvelle fondation qu’est DirectX 10.

Sur Windows Vista, il existait une mauvaise interopérabilité quand une application contenait à la fois une surface GDI et une surface DirectX. Pour résoudre ce problème, les pilotes graphiques devaient désactiver DWM (et donc Aero) pour assurer un comportement fiable. Ce problème n’est plus présent sur 7. Greg Schechter, développeur Vista, a écrit à l’époque un billet sur son blog au sujet de ce problème.

Il existait un souci de conversion de formats d’images entre les surfaces GDI et DirectX. Il est probable que le passage à DirectX 10 ait débloqué la situation (cela reste à confirmer).

WDDM 1.1

Windows 7 intègre la version 1.1 du modèle de pilotes graphiques WDDM introduits dans Vista. C’est une évolution incrémentielle et la compatibilité avec les anciens pilotes graphiques est d’ailleurs annoncée comme totale.

La principale amélioration du modèle par rapport à Vista est la diminution drastique de la consommation mémoire. On pouvait retrouver en effet facilement jusqu’à trois tampons mémoires par fenêtre dans Vista. Sur Windows 7, il n’existe plus qu’un seul tampon en mémoire vidéo. Pour arriver à ce résultat, le modèle de pilotes graphiques WDDM 1.1 a réintégré l’accélération 2D qui avait été supprimée sous Vista. Les surfaces GDI peuvent ainsi être allouées dans la mémoire vidéo.

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Au final, l’utilisateur peut ouvrir jusqu’à 50 fenêtres par exemple sans que la quantité de mémoire consommée n’augmente. Elle reste stable à environ 45 Mo avec les nouveaux pilotes Windows 7, tandis qu’avec les pilotes Vista la consommation varie de 45Mo pour une fenêtre à environ 340Mo pour 50 fenêtres.

D’après Microsoft, WDDM 1.1 devrait aussi augmenter les performances de DirectX 10 dans les jeux , de même que les performances Aero pour le bureau. WDDM1.1 permet aussi d’utiliser plusieurs cartes graphiques de marques différentes.

Concurrency GDI

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Sur Vista, par conception, une seule application GDI pouvait à la fois accéder à la pile GDI et donc à la carte graphique. Windows 7 supprime ce verrou global. On devrait ainsi gagner en fluidité dans l’affichage. On peut le constater sur le schéma ci-dessus qui indique le nombre d’images par seconde en fonction du nombre d’applications sur un PC à quatre cœurs.

High color

Les couleurs sont représentées actuellement dans Windows par un groupe de 8 bits par composante (rouge, bleu et vert). Windows 7 monte la précision à 16 bits par canal. Les images et vidéos devraient donc paraitre plus réalistes à l’utilisateur final.

High DPI

Par les retours des utilisateurs, Microsoft a constaté que beaucoup d’entre eux n’utilisent pas les résolutions élevées car le texte est écrit trop petit, et qu’ils n’arrivent donc pas à lire. Vista a introduit le High DPI qui permet d’augmenter la taille du texte et des différents éléments de l’interface sur une résolution élevée. La résolution étant élevée, l’image devient plus fine. Windows 7 est capable de détecter automatiquement, à partir des informations EDID de l’écran, la résolution native la plus adaptée ainsi que la bonne valeur DPI.

DirectX 11

Nous n’entrerons pas dans les détails techniques pour DirectX 11 qui est aussi une évolution incrémentielle de DirectX 10. DirectX11 sera disponible pour les utilisateurs de Vista et intégré dans Windows 7.

Comme nous l’avons expliqué au départ, DirectX 11 fonctionnera sur des cartes graphiques DirectX 9, 10 ou 11, les fonctionnalités matérielles absentes étant gérées au niveau logiciel. Microsoft fournit aussi DirectX 10 WARP, un moteur DirectX 10 conforme à 100% et entièrement géré au niveau logiciel. Il est présenté comme un moteur logiciel à hautes performances.

Le pipeline DirectX 11 prend en compte la tesselation, un procédé 3D consistant à diviser des polygones en groupes plus petits et donc plus facilement analysables. En outre, et c’est l’une de ses améliorations les plus importantes, DirectX 11 partage le code sur différents threads au niveau du runtime mais aussi des pilotes. Il est conçu pour exploiter massivement le multicœur.

La plus grosse nouveauté de DirectX 11 reste cependant l’apparition des Compute Shaders qui permettent de lancer des calculs multithreads sur le GPU. Le pipeline a été modifié afin d’intégrer cette étape en traitement ultérieur de l’image. Les applications devraient pouvoir l’utiliser afin de déléguer certains calculs assez lourds à la carte graphique. Cette fonctionnalité sera aussi disponible pour les cartes DirectX 10 et 10.1.

Direct2D et DirectWrite

La seule technologie sous Vista permettant d’utiliser réellement l’accélération graphique était (WPF). Mais cette technologie fonctionne uniquement pour l’environnement .NET . Microsoft a corrigé le tir dans Windows 7 avec deux technologies natives disponibles pour les développeurs Win32 mais aussi .NET :

  • Direct2D, qui propose des API graphiques 2D : l’accélération GPU est active et tout est fait pour minimiser l’utilisation du processeur central.
  • DirectWrite, qui est une API permettant d’afficher du texte avec un haut niveau de qualité

Elles tournent toutes les deux au dessus de DirectX 10.1 et sont destinées à remplacer la GDI à terme. Ce sont des API objet COM+ fonctionnant en mode immédiat. Direct2D DirectWrite est quant à elle une API qui permet d’afficher du texte avec un haut niveau de qualité. Elle fonctionne uniquement en Unicode et utilise ClearType.

Ces API passent automatiquement en accélération logicielle si les conditions interdisent l’accès au matériel comme les cas de rendu graphique sur un serveur ou si ces API sont appelées dans un service.

Windows Imaging Component (WIC)

Dans Vista, Microsoft a introduit une technologie permettant de lire et écrire des images dans différents formats. La technologie est modulaire et fonctionne avec un ensemble de codecs d’images. WIC gère aussi les métadonnées présentes dans les différents formats d’image.

Sur Windows 7, WIC introduit le décodage progressif qui consiste à afficher une image incomplète au fur et à mesure de son chargement. On voit cette fonctionnalité dans les navigateurs web pour afficher progressivement une image sans attendre la fin de son téléchargement. La GDI 1.1 a été mise à jour afin que les fonctions de chargement d’image utilisent WIC.

Enfin, la version Windows 7 de WIC améliore nettement la prise en charge du format TIFF ainsi que la prise en charge des métadonnées pour différents formats.

Scenic Animation Framework

Ce framework permet aux développeurs de créer toutes sortes d’animations. Elles peuvent être rendues indifféremment sur GDI, DirectX ou OpenGL. Il permet en outre d’animer différents éléments comme la position, la couleur, le contraste, la taille, la forme, le lieu ou l’opacité.

On crée en fait un story-board avec une séquence de transitions. Par exemple, pour créer une animation d’un déplacement d’un point A à un point B, on va mettre en place une transition linéaire. Le framework mettra à jour les positions X et Y, et le développeur n’aura plus qu’à récupérer les valeurs à chaque frame et afficher l’objet à la bonne position. La bibliothèque propose d’ailleurs différentes transitions prêtes à l’emploi.

Vidéo

Vista a introduit Media Foundation (MF), la nouvelle base de Windows pour la vidéo, et la version 2 de DXVA, la couche basse du système chargée de l’accélération matérielle de la vidéo. Media Foundation utilisait le Multimedia Class Scheduler Service (MMCSS), un nouveau service interagissant avec le noyau afin de privilégier le traitement en temps réel du contenu vidéo, en réservant les ressources lors d’une lecture. Le but était d’éviter les coupures d’images et autres problèmes quand le PC effectue autre chose en tâche de fond.

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Media Foundation est utilisé entre autres par les technologies WPF et Silverlight, mais aussi dans Windows Media Player. Sous Windows 7, MF gère les formats et codecs vidéo les plus communs sous forme de plugins. Les développeurs ont la possibilité d’étendre ce nombre de formats.

Windows 7 supporte nativement les formats MP4, AVI, MOV, 3GP, AVCHD, ADTS, M4A, DVR-MS, WTV et les codecs H.264, MPEG4-SP, ASP/Divx/Xvid, MJPEG, DV, AAC-LC, AAC-HE.

Les différents plugins ont été optimisés pour une consommation d’énergie réduite et pour les Eee PC. Media Foundation supporte en outre désormais les conversions de formats vidéo et de résolutions. Les baladeurs vidéo utilisent en effet différents formats et le processus de conversion devient totalement transparent pour l’utilisateur par un simple glisser/déposer.

Ce mécanisme reste toutefois coûteux en termes de performances CPU. Microsoft travaille avec les constructeurs pour proposer des puces d’accélération matérielle dédiées à cette tâche. Cette fonctionnalité sera aussi étendue aux webcams.

Media Foundation devrait également ouvrir des possibilités pour le streaming vidéo.

Au niveau de la lecture vidéo, Microsoft annonce une diminution des ressources mémoires. Les surfaces Overlay font leur retour sous Windows 7 par un support au niveau des pilotes WDDM1.1. Ces surfaces étaient largement utilisées sous Windows XP par les applications vidéo, mais leur utilisation sous Vista désactivait Aero. Le passage en plein écran des applications DirectX sur Windows 7 ne désactive plus non plus Aero, le but étant d’éviter les flashes au passage en plein écran et d’apporter tous les avantages de la composition aux applications comme le Media Center.

Enfin, DXVA s’élargit à DXVA–HD pour le traitement et la composition des vidéos HD.

Windows 7 - Technique: la maintenance et le déploiement

Windows Installer 5.0

Windows Installer est le composant Windows chargé de l’installation des programmes utilisant MSI. La version 5.0 permet aux développeurs de créer des installations par utilisateur et l’UAC n’est donc plus demandé lors de l’installation. De plus, des améliorations ont été apportées pour sécuriser toutes les ressources du MSI avec des permissions ACL (Access Control List)

Windows Troubleshooting Platform

Un centre de dépannage apparait dans Windows 7. Il permet facilement à l’utilisateur de pouvoir diagnostiquer différents problèmes et de les résoudre ensuite automatiquement.

Le système utilise un système de paquets de dépannage. Windows en intègre plusieurs par défaut pour, par exemple, résoudre des problèmes de compatibilité, de connexions Internet, effectuer des tâches de maintenance en une seule fois, ou encore améliorer les performances et la consommation d’énergie du PC par des préférences adaptées. Les administrateurs et développeurs ont la possibilité de créer d’autres packs.

Les packs par défaut seront aussi mis à jour par Internet. Chacun d’entre eux intègre en fait une série de scripts en PowerShell 2.0 pour les différentes étapes du diagnostic. Le paquet commence par demander des informations à l'utilisateur si elles sont nécessaires. Il effectue ensuite une détection des différents problèmes. S’il en trouve, l'utilisateur sera amené à choisir les problèmes à corriger. La résolution d'un problème peut être dans certains cas l'affichage d'un conseil à suivre.

Windows Action Center

Microsoft a constaté que les utilisateurs de Windows étaient régulièrement ennuyés par un grand nombre de notifications système. D'après les données télémétriques recueillies par Microsoft, plus il y a de notifications, moins l'utilisateur clique pour effectuer la maintenance.

Dans Windows 7, Microsoft a centralisé toutes les notifications dans un centre de maintenance. Un petit drapeau reste présent sur la zone de notifications dans la barre des taches en bas à droite de l'écran. Il y a une croix rouge présente si une tâche importante est à effectuer sinon il reste blanc. Quand on clique dessus, on voit apparaitre la liste des notifications dans un petit pop-up. Si l’on clique sur un des liens de notification, l'opération à effectuer pour résoudre le problème se lancera toute seule. Il est aussi possible d'accéder au centre de maintenance par un lien.

Le centre de sécurité est également intégré dans le centre de maintenance. Microsoft a introduit dans Vista SP1 de nouvelles API pour les éditeurs d'antivirus. Pour le moment, l’éditeur gère les anciennes API, mais passé septembre 2009, c'est-à-dire 18 mois après la mise à disposition de Vista SP1, ces API seront désactivées. En fait, la majorité des éditeurs de sécurité ont déjà intégré ces modifications, ce qui ne devrait pas poser de problèmes.

On regrette quand même que Microsoft ne propose pas d'élargir son centre de maintenance aux applications tierces. Nous n'avons en effet trouvé aucune documentation pour les développeurs permettant de l'exploiter.

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